Human Rights

From Guillaume Faye’s book “Why We Fight”

The cornerstone of the modern ideology of progress and individualistic egalitarianism — and the basis upon which the thought police have been set up to destroy the people’s rights to exist as a people.

As a synthesis of Eighteenth-century political philosophy (often badly understood), human rights is the inescapable horizon of the dominant ideology. With anti-racism, it becomes the central reference point for all collective forms of mental conditioning, for ready-made thought, and for the paralysis of all revolt. Profoundly hypocritical, human rights ideology accommodates every form of social misery and justifies every form of oppression. It functions as a veritable secular religion. The ‘human’ in human rights is nothing but an abstraction, a consumer-client, an atom. It says everything that human rights ideology originated with the Conventionnels of the French Revolution, in imitation of American Puritans.

Human rights ideology has succeeded in legitimating itself on the basis of two historical impostures: that of charity and philanthropy — and that of freedom.

‘Humans’ (already a vague notion) possess no fixed or universal rights, only those bequeathed by their civilisation, by their tradition. Against human rights, it’s necessary to oppose two key ideas: that of the rights of a people to an identity and that of justice (which varies according to culture and presumes that all individuals are not equally praiseworthy). These two notions do not rest on the presumption of an abstract universal man, but rather on actual men, localised within their specific culture.

To criticise the secular religion of human rights is obviously no apology for savage behaviour, though on numerous occasions human rights have been used to justify barbarism and oppression (the genocidal repression of the Vendée during the French Revolution or the extermination of Amerindians). Human rights ideology has often been the pretext for persecutions: in the name of the ‘Good’. It no more protects the rights of individuals than did Communism. Just the opposite, for it has imposed a new system of oppression, based on purely formalistic freedoms.

Under its auspices and in contempt of all democracy, it legitimises the Third World’s colonisation of Europe, tolerating freedom-killing delinquencies, supporting wars of aggression carried out in the name of humanitarianism, and refusing to deport illegal immigrants; this ideology never speaks out against the environmental pollution it causes or the social savagery of its globalised economy.

The ideology of human rights is above all strategically used to disarm European peoples, by making them feel guilty about almost everything. It thus authorises their disarmament and paralysis. It’s a sort of corruption of Christian charity and its egalitarian dogma that all individuals should be valued equally before God and Man.

The ideology of human rights is the principal weapon being used today to destroy Europe’s identity and to advance the interests of her alien colonisers.

Nietzsche vu par Guillaume Faye

Réponses de Guillaume Faye au questionnaire de la Nietzsche académie. Guillaume Faye, ecrivain engagé, ancien membre du GRECE, ancienne figure de la Nouvelle droite, est l’auteur dernièrement de Mon programme aux éditions du Lore.

 

– Quelle importance a Nietzsche pour vous ?

– La lecture de Nietzsche a constitué la base de lancement de toutes les valeurs et idées que j’ai développées par la suite. Quand j’étais élève des Jésuites, à Paris, en classe de philosophie (1967), il se produisit quelque chose d’incroyable. Dans ce haut lieu du catholicisme, le prof de philo avait décidé de ne faire, durant toute l’année, son cours, que sur Nietzsche ! Exeunt Descartes, Kant, Hegel, Marx et les autres. Les bons pères n’osèrent rien dire, en dépit de ce bouleversement du programme. Ça m’a marqué, croyez-moi. Nietzsche, ou l’herméneutique du soupçon… C’est ainsi que, très jeune, j’ai pris mes distances avec la vision chrétienne, ou plutôt christianomorphe du monde. Et bien entendu, par la même occasion, avec l’égalitarisme et l’humanisme. Toutes les analyses que j’ai développées par la suite ont été inspirées par les intuitions de Nietzsche. Mais c’était aussi dans ma nature. Plus tard, beaucoup plus tard, récemment même, j’ai compris, qu’il fallait compléter les principes de Nietzsche par ceux d’Aristote, ce bon vieux Grec au regard apollinien, élève d’un Platon qu’il respecta mais renia. Il existe pour moi un phylum philosophique évident entre Aristote et Nietzsche : le refus de la métaphysique et de l’idéalisme ainsi que, point capital, la contestation de l’idée de divinité. Le « Dieu est mort » de Nietzsche n’est que le contrepoint de la position aristotélicienne du dieu immobile et inconscient, qui s’apparente à un principe mathématique régissant l’univers. Aristote et Nietzsche, à de très longs siècles de distance, ont été les seuls à affirmer l’absence d’un divin conscient de lui-même sans rejeter pour autant le sacré, mais ce dernier s’apparentant alors à une exaltation purement humaine reposant sur le politique ou l’art. Néanmoins, les théologiens chrétiens n’ont jamais été gênés par Aristote mais beaucoup plus par Nietzsche. Pourquoi ? Parce qu’Aristote était pré-chrétien et ne pouvait connaître la Révélation. Tandis que Nietzsche, en s’attaquant au christianisme, savait parfaitement ce qu’il faisait. Néanmoins, l’argument du christianisme contre cet athéisme de fait est imparable et mériterait un bon débat philosophique : la foi relève d’un autre domaine que les réflexions des philosophes et demeure un mystère. Je me souviens, quand j’étais chez les Jésuites, de débats passionnants entre mon prof de philo athée, nietzschéen, et les bons Père (ses employeurs) narquois et tolérants, sûrs d’eux-mêmes.

– Quel livre de Nietzsche recommanderiez-vous ?

– Le premier que j’ai lu fut Le Gai Savoir. Ce fut un choc. Et puis, tous après, évidemment, notamment Par-delà le bien et le mal où Nietzsche bouleverse les règles morales manichéennes issues du socratisme et du christianisme. L’Antéchrist, quant à lui, il faut le savoir, a inspiré tout le discours anti-chrétien du néo-paganisme de droite, dont j’ai évidemment largement participé. Mais on doit noter que Nietzsche, d’éducation luthérienne, s’est révolté contre la morale chrétienne à l’état pur que représente le protestantisme allemand, mais il n’a jamais vraiment creusé la question de la religiosité et de la foi catholique et orthodoxe traditionnelles qui sont assez déconnectées de la morale chrétienne laïcisée. Curieusement le Ainsi parlait Zarathoustra ne m’a jamais enthousiasmé. Pour moi, c’est une œuvre assez confuse où Nietzsche se prend pour un prophète et un poète qu’il n’est pas. Un peu comme Voltaire qui se croyait malin en imitant les tragédies de Corneille. Voltaire, un auteur qui, par ailleurs, a pondu des idées tout à fait contraires à cette « philosophie des Lumières » que Nietzsche (trop seul) a pulvérisée.

 

– Etre nietzschéen, qu’est-ce que cela veut dire ?

– Nietzsche n’aurait pas aimé ce genre de question, lui qui ne voulait pas de disciples, encore que… (le personnage, très complexe, n’était pas exempt de vanité et de frustrations, tout comme vous et moi). Demandons plutôt : que signifie suivre les principes nietzschéens ? Cela signifie rompre avec les principes socratiques, stoïciens et chrétiens, puis modernes d’égalitarisme humain, d’anthropocentrisme, de compassion universelle, d’harmonie utopique universaliste. Cela signifie accepter le renversement possible de toutes les valeurs (Umwertung) en défaveur de l’éthique humaniste. Toute la philosophie de Nietzsche est fondée sur la logique du vivant : sélection des plus forts, reconnaissance de la puissance vitale (conservation de la lignée à tout prix) comme valeur suprême, abolition des normes dogmatiques, recherche de la grandeur historique, pensée de la politique comme esthétique, inégalitarisme radical, etc. C’est pourquoi tous les penseurs et philosophes auto-proclamés, grassement entretenus par le système, qui se proclament plus ou moins nietzschéens, sont des imposteurs. Ce qu’a bien compris l’écrivain Pierre Chassard, qui, en bon connaisseur, a dénoncé les « récupérateurs de Nietzsche ». En effet, c’est très à la mode de se dire« nietzschéen ». Très curieux de la part de publicistes dont l’idéologie, politiquement correcte et bien pensante, est parfaitement contraire à la philosophie de Friedrich Nietzsche. En réalité, les pseudo-nietzschéens ont commis une grave confusion philosophique : ils ont retenu que Nietzsche était un contestataire de l’ordre établi mais ils ont fait semblant de ne pas comprendre qu’il s’agissait de leur propre ordre : l’égalitarisme issu d’une interprétation laïcisée du christianisme. Christianomorphe de l’intérieur et de l’extérieur. Mais ils ont cru (ou fait semblant de croire) que Nietzsche était une sorte d’anarchiste, alors qu’il prônait un nouvel ordre implacable, Nietzsche n’était pas, comme ses récupérateurs, un rebelle en pantoufles, un révolté factice, mais un visionnaire révolutionnaire.

 

– Le nietzschéisme est-il de droite ou de gauche ?

– Les imbéciles et les penseurs d’occasion (surtout à droite) ont toujours prétendu que les notions de droite et de gauche n’avaient aucun sens. Quelle sinistre erreur. Même si les positions pratiques de la droite et de la gauche peuvent varier, les valeurs de droite et de gauche existent bel et bien. Le nietzschéisme est à droite évidemment. Nietzsche vomissait la mentalité socialiste, la morale du troupeau. Mais ce qui ne veut pas dire que les gens d’extrême-droite soient nietzschéens, loin s’en faut. Par exemple, ils sont globalement anti-juifs, une position que Nietzsche a fustigée et jugée stupide dans nombre de ses textes et dans sa correspondance, où il se démarquait d’admirateurs antisémites qui ne l’avaient absolument pas compris. Le nietzschéisme est de droite, évidemment, et la gauche, toujours en position de prostitution intellectuelle, a tenté de neutraliser Nietzsche parce qu’elle ne pouvait pas le censurer. Pour faire bref, je dirais qu’une interprétation honnête de Nietzsche se situe du côté de la droite révolutionnaire en Europe, en prenant ce concept de droite faute de mieux (comme tout mot, il décrit imparfaitement la chose). Nietzsche, tout comme Aristote (et d’ailleurs aussi comme Platon, Kant, Hegel et bien entendu Marx – mais pas du tout Spinoza) intégrait profondément le politique dans sa pensée. Il était par exemple, par une fantastique prémonition, pour une union des nations européennes, tout comme Kant, mais dans une perspective très différente. Kant, pacifiste et universaliste, incorrigible moralisateur utopiste, voulait l’union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui : un grand corps mou sans tête souveraine avec les droits de l’Homme pour principe supérieur. Nietzsche au contraire parlait de Grande Politique, de grand dessein pour une Europe unie. Pour l’instant, c’est la vision kantienne qui s’impose, pour notre malheur. D’autre part, le moins qu’on puisse dire, c’est que Nietzsche n’était pas un pangermaniste, un nationaliste allemand, mais plutôt un nationaliste – et patriote – européen. Ce qui était remarquable pour un homme qui vivait à une époque, la deuxième partie du XIXe siècle (« Ce stupide XIXe siècle » disait Léon Daudet) où s’exacerbaient comme un poison fatal les petits nationalismes minables intra-européens fratricides qui allaient déboucher sur cette abominable tragédie que fut 14-18 où de jeunes Européens, de 18 à 25 ans, se massacrèrent entre eux, sans savoir exactement pourquoi. Nietzsche, l’Européen, voulait tout, sauf un tel scénario. C’est pourquoi ceux qui instrumentalisèrent Nietzsche (dans les années 30) comme un idéologue du germanisme sont autant dans l’erreur que ceux qui, aujourd’hui, le présentent comme un gauchiste avant l’heure. Nietzsche était un patriote européen et il mettait le génie propre de l’âme allemande au service de cette puissance européenne dont il sentait déjà, en visionnaire, le déclin.

– Quels auteurs sont à vos yeux nietzschéens ?

– Pas nécessairement ceux qui se réclament de Nietzsche. En réalité, il n’existe pas d’auteurs proprement “nietzschéens”. Simplement, Nietzsche et d’autres s’inscrivent dans un courant très mouvant et complexe que l’on pourrait qualifier de “rébellion contre les principes admis”.Sur ce point, j’en reste à la thèse du penseur italien Giorgio Locchi, qui fut un de mes maîtres : Nietzsche a inauguré le surhumanisme, c’est-à-dire le dépassement de l’humanisme. Je m’en tiendrai là, car je ne vais pas répéter ici ce que j’ai développé dans certains de mes livres, notamment dans Pourquoi nous combattons et dans Sexe et Dévoiement. On pourrait dire qu’il y a du ”nietzschéisme” chez un grand nombre d’auteurs ou de cinéastes, mais ce genre de propos est très superficiel. En revanche, je crois qu’il existe un lien très fort entre la philosophie de Nietzsche et celle d’Aristote, en dépit des siècles qui les séparent. Dire qu’Aristote était nietzschéen serait évidemment un gag uchronique. Mais dire que la philosophie de Nietzsche poursuit celle d’Aristote, le mauvais élève de Platon, c’est l’hypothèse que je risque. C’est la raison pour laquelle je suis à la fois aristotélicien et nietzschéen : parce que ces deux philosophes défendent l’idée fondamentale que la divinité supranaturelle doit être examinée dans sa substance. Nietzsche jette sur la divinité un regard critique de type aristotélicien. La plupart des auteurs qui se disent admirateurs de Nietzsche sont des imposteurs. Paradoxal : je fais un lien entre le darwinisme et le nietzschéisme. Ceux qui interprètent Nietzsche réellement sont accusés par les manipulateurs idéologiques de n’être pas de vrais « philosophes ». Ceux-là même qui veulent faire dire à Nietzsche, très gênant, l’inverse de ce qu’il a dit. Il faut dénoncer cette appropriation de la philosophie par une caste de mandarins, qui procèdent à une distorsion des textes des philosophes, voire à une censure. Aristote en a aussi été victime. On ne pourrait lire Nietzsche et d’autres philosophes qu’à travers une grille savante, inaccessible au commun. Mais non. Nietzsche est fort lisible, par tout homme cultivé et censé. Mais notre époque ne peut le lire qu’à travers la grille d’une censure par omission.

 

– Pourriez-vous donner une définition du Surhomme ?

– Nietzsche a volontairement donné une définition floue du Surhomme. C’est un concept ouvert, mais néanmoins explicite. Évidemment, les intellectuels pseudo-nietzschéens se sont empressés d’affadir et de déminer ce concept, en faisant du Surhomme une sorte d’intellectuel nuageux et détaché, supérieur, méditatif, quasi-bouddhique, à l’image infatuée qu’ils veulent donner d’eux-mêmes. Bref l’inverse même de ce qu’entendait Nietzsche. Je suis partisan de ne pas interpréter les auteurs mais de les lireet, si possible, par respect, au premier degré. Nietzsche reliait évidemment le Surhomme à la notion de Volonté de Puissance (qui, elle aussi, a été manipulée et déformée). Le Surhomme est le modèle de celui qui accomplit la Volonté de Puissance, c’est-à-dire qui s’élève au dessus de la morale du troupeau (et Nietzsche visait le socialisme, doctrine grégaire) pour, avec désintéressement, imposer un nouvel ordre, avec une double dimension guerrière et souveraine, dans une visée dominatrice, douée d’un projet de puissance. L’interprétation du Surhomme comme un ”sage” suprême, un non-violent éthéré, un pré-Gandhi en sorte, est une déconstruction de la pensée de Nietzsche, de manière à la neutraliser et à l’affadir. L’intelligentsia parisienne, dont l’esprit faux est la marque de fabrique, a ce génie pervers et sophistique, soit de déformer la pensée de grands auteurs incontournables mais gênants (y compris Aristote ou Voltaire) mais aussi de s’en réclamer indument en tronquant leur pensée. Il y a deux définitions possibles du Surhomme : le surhomme mental et moral (par évolution et éducation, dépassant ses ancêtres) et le surhomme biologique. C’est très difficile de trancher puisque Nietzsche lui-même n’a utilisé cette expression que comme sorte de mythème, de flash littéraire, sans jamais la conceptualiser vraiment. Une sorte d’expression prémonitoire, qui était inspirée de l’évolutionnisme darwinien. Mais, votre question est très intéressante. L’essentiel n’est pas d’avoir une réponse “ à propos de Nietzsche ”, mais de savoir quelle voie Nietzsche, voici plus de cent ans, voulait ouvrir. Nietzsche ne pensait pas, puisqu’il était anti-humaniste et a-chrétien, que l’homme était un être fixe, mais qu’il était soumis à l’évolution, voire à l’auto-évolution (c’est le sens de la métaphore du « pont entre la Bête et le Surhomme »). En ce qui me concerne, (mais là, je m’écarte de Nietzsche et mon opinion ne possède pas une valeur immense ) j’ai interprété le surhumanisme comme une remise en question, pour des raisons en partie biologiques, de la notion même d’espèce humaine. Bref. Cette notion de Surhomme est certainement, beaucoup plus que celle de volonté de puissance, un de ces pièges mystérieux que nous a tendu Nietzsche, une des questions qu’il a posée à l’humanité future Oui, qu’est-ce que le Surhomme ? Rien que ce mot nous fait rêver et délirer. Le Surhomme n’a pas de définition puisqu’il n’est pas encore défini. Le Surhomme, c’est l’homme lui-même. Nietzsche a peut-être eu l’intuition que l’espèce humaine, du moins certaines de ses composantes supérieures (pas nécessairement l’”humanité”), pourraient accélérer et orienter l’évolution biologique. Une chose est sûre, qui écrase les pensées monothéistes fixistes en anthropocentrée : l’Homme n’est pas une essence qui échappe à l’évolution. Et puis, au concept d’Ubermensch, n’oublions jamais d’adjoindre celui deHerrenvolk… prémonitoire. D’autre part, il ne faut pas oublier les réflexions de Nietzsche sur la question des races et des inégalités anthropologiques. La captation de l’œuvre de Nietzsche par les pseudo-savants et les pseudo-collèges de philosophie (comparable à celle de la captation de l’œuvre d’Aristote) s’explique par le fait très simple suivant : Nietzsche est un trop gros poisson pour être évacué, mais beaucoup trop subversif pour ne pas être déformé et censuré.

– Votre citation favorite de Nietzsche ?

– « Il faut maintenant que cesse toute forme de plaisanterie ». Cela signifie, de manière prémonitoire, que les valeurs sur lesquelles sont fondées la civilisation occidentale, ne sont plus acceptables. Et que la survie repose sur un renversement ou rétablissement des valeurs vitales. Et que tout cela suppose la fin du festivisme (concept inventé par Phillipe Muray et développé par Robert Steuckers) et le retour aux choses sérieuses.

Tradicionalismo: Eis o Inimigo!

Nos círculos do que podemos chamar eufemisticamente de a “direita revolucionária”, ou mais genericamente de a “direita anti-liberal”, pode-se observar a ascensão recorrente – como crises de acne – do que podemos chamar apenas de “tradicionalismo metafísico.”

Autores como Evola ou Heidegger são em geral os pretextos – marque bem minhas palavras: os pretextos – para a expressão dessas tendências, muitos aspectos os quais parecem ser negativos e desmoralizantes. Estes autores mesmos não são o problema. Para fazer referência apenas a Evola e Heidegger, as obras de nenhum desses autores – cujas verdadeiras idéias estão geralmente extremamente distantes das dos “evolianos” e “heideggerianos” – são suscetíveis às críticas que aplicam-se aos seus “discípulos” direitistas que estão em questão aqui.

Como caracterizamos esse “desvio” do tradicionalismo metafísico e quais são os argumentos contra ele? Essa mentalidade é caracterizada por três pressuposições axiomáticas:

1. A vida social deve ser governada pela “Tradição”, cujo esquecimento traz decadência.
2. Tudo que tem relação com nosso tempo é escurecido por essa decadência. Quanto mais dirigimo-nos ao passado, menor a decadência, e vice-versa.
3. Ultimamente, as únicas coisas que importam são as preocupações e atividades “interiores”, voltadas para a contemplação de alguma coisa geralmente chamada “Ser”.

Sem demorarmo-nos na superficialidade relativamente pretensiosa dessa perspectiva que prefere, ao invés de reflexão autêntica e clareza, o obscurantismo fácil do inverificável e dos jogos de palavras, que – sob o pretexto de profundidade (e até mesmo, em certos autores com fortes tendências narcisistas, de “poesia”) – ignora a própria essência de toda filosofia e todo lirismo, deve-se especialmente reconhecer que esse tradicionalismo metafísico está em profunda contradição com os próprios valores que geralmente afirma defender, ou seja, o combate às ideologias modernas, o espírito conhecido como a “Tradição Européia”, o anti-igualitarismo, etc.

De fato, em primeiro lugar, a obsessão com a decadência e a nostalgia dogmática que ela induz fazem-na parecer com um progressismo reverso, uma visão linear “invertida” da história: o mesmo esquema mental, herdado do finalismo cristão, de todas as ideologias progressistas “modernas”. A História não ascende do passado para o presente, mas descende.

Porém, contrariamente às doutrinas progressistas, o tradicionalismo cultiva um pessimismo profundamento desmoralizante em relação ao mundo. Esse pessimismo é exatamente do mesmo tipo que o otimismo ingênuo dos progressistas. Procede da mesma mentalidade e incorpora o mesmo tipo de vaidade, nomeadamente a propensão às profecias verborrágicas e a erigir a si mesmo como um juiz da sociedade, da história, e de outras coisas do tipo.

Esse tipo de tradicionalismo, em sua tendência a odiar e denegrir tudo que é “do presente”, não apenas leva seus autores à amargura e a uma arrogância geralmente injustificável, mas também revela sérias contradições que tornam seu discurso incoerente e inacreditável.

Esse ódio do presente, da “modernidade”, não é em absoluto colocado em prática no dia-a-dia, diferentemente do que se vê, por exemplo, no Cristianismo. Nossos anti-modernos podem perfeitamente beneficiar-se das conveniências da vida moderna.

Nisso eles revelam o verdadeiro sentido de seu discurso: a expressão de uma consciência culpada, uma “compensação” realizada por almas profundamente burguesas mal-ajustadas ao mundo atual, mas ainda assim incapazes de superá-lo.

Em segundo lugar, esse tipo de tradicionalismo usualmente leva a um individualismo exagerado, o mesmo individualismo que sua visão “comunitária” do mundo afirma denunciar na modernidade.

Sob o pretexto de que o mundo é “mau”, de que seus contemporâneos são patentemente decadentes e imbecis, de que essa sociedade materialista “corrompida pela ciência e pela tecnologia” não pode compreender os valores superiores da interioridade, o tradicionalista, que sempre pensa em si mesmo como estando no topo das montanhas, não dignam-se a descer e aceitar a necessidade de combater no mundo, mas rejeita qualquer disciplina, qualquer solidariedade com seu povo, qualquer interesse na Política.

Ele está interessado apenas em seu ego hipertrofiado.

Ele transmite “seu” pensamento às gerações futuras como uma garrafa no oceano – sem ver a contradição, já que elas supostamente serão incapazes de compreendê-lo por causa da crescente decadência.

Esse individualismo, portanto, leva logicamente ao próprio oposto da ideologia original, ou seja, a um globalismo e universalismo implícitos.

Efetivamente, o tradicionalista metafísico é tentado a crer que as únicas associações que contam são “espirituais”, a comunicação de grandes pensadores, que é similar ao redor do mundo, independentemente de sua origem e fonte, desde que eles rejeitem a “modernidade ocidental.” Eles substituem o serviço ao Povo, à Política, à Comuniudade, ao Conhecimento, a uma Causa, não apenas com o serviço e a contemplação do próprio ego, mas com o serviço a meras abstrações.

Eles defendem “valores”, independentemente de seu local de encarnação. Daí, para alguns, vem uma cativação com o Orientalismo; para outros, um globalismo militante; e para todos eles, um desinteresse desiludido quanto ao destino do seu próprio Povo.

Costuma-se até mesmo chegar a atitudes abertamente cristãs – da parte de “filósofos” que muitas vezes estão ocupados combatendo o Cristianismo.

Alguns exemplos aleatórios: a escolha de valorizar a intenção acima do resultado; a escolha de julgar uma idéia ou um valor em termos de suas características intrínsecas ao invés de sua eficácia; uma mentalidade espiritualística que julga todas as culturas e projetos em termos de seu “valor” espiritual ao invés de seus efeitos materiais.

Essa última atitude, ademais, obviamente tem muito pouco que ver com o “paganismo” Europeu que nossos tradicionalistas geralmente afirmam professar.

De fato, observando-se uma obra, projeto, ou cultura a partir de um ponto de vista exclusivamente “espiritual”, afirma-se o princípio cristão da separação entre matéria e Espírito, a dissociação dualista entre a idéia pura e o produto concreto.

Uma cultura, um projeto, uma obra não são mais que produtos, no sentido concreto e dinâmico do termo.

Sob nossa perspectiva não existe qualquer separação entre o “valor” e o seu “produto”. As qualidades líricas, poéticas, estéticas de uma cultura, obra ou projeto estão intimamente incorporadas em sua forma, em sua produção material. Espírito e Matéria são uma e a mesma coisa. O valor de um homem ou de uma cultura estão em suas Ações, não em seu “Ser” ou seu passado.

É precisamente essa idéia, partindo das fontes mais antigas da Tradição Européia, que nossos tradicionalistas metafísicos – tão imbuídos com seu espiritualismo e seu monoteísmo da “tradição” ou de sua busca pelo “Ser” – prontamente traem.

Paradoxo: Ninguém está mais distante das Tradições Européias do que os tradicionalistas. Ninguém está mais próximo do espírito oriental dos mosteiros.

Tudo que caracteríza a Tradição Européia, tudo que os cultos orientais tentaram abolir, é exatamente o oposto do que os tradicionalistas europeus atuais defendem.

O Espírito Europeu, ou aquilo nele que era o mais elevado e mais civilizador, era otimista e não pessimista, exteriorizava e não interiorizava, era construtivista e não espiritualista, filosófico e não teológico, aberto à mudança e não satisfeito e complacente, criador de suas próprias tradições e formas ou idéias imutáveis, conquistador e não contemplador, técnico e urbano e não pastoral, ligado às cidades, portos, palácios, e templos, e não ao campo (o domínio da necessidade), etc.

Em realidade, o espírito dos tradicionalistas atuais é uma parte integral da civilização comercial ocidental, assim como os museus fazem parte da civilização do supermercado. O tradicionalismo é o ego sombrio, a justificativa, o cemitério vivo do burguês moderno.

Ele serve como suplemento espiritual. Faz com que ele acredite que não importa se ele gosta de Nova Iorque, novelas, e rock n’roll, desde que ele tenha suficiente “interioridade”.

O tradicionalista é superficial: o escravo de suas idéias puras e de sua contemplação, dos jogos intelectuais de posers filosóficos, no fundo ele acredita que o pensamento é uma distração, um exercício agradável porém inútil, como colecionar selos ou borboletas – não um meio para a Ação, ou para a transformação do mundo, ou para a construção de uma cultura.

O tradicionalista acredita que valores e idéias preexistem à Ação. Ele não compreende que Ação precede tudo, como disse Goethe, e que é através da combinação dinâmica de Vontade e Ação que todas as idéias e valores nascem a posteriori.

Isso mostra-nos a verdadeira função de ideologias tradicionalistas na “direita” anti-liberal. O tradicionalismo metafísico é uma justificativa para desistir de todo combate, de todo projeto concreto de criar uma realidade européia diferente da dos dias atuais.

É a expressão ideológica de pseudo-revolucionários. Suas utopias regressivas, considerações nubladas e obscuras, e metafísica inútil fazem mais do que causar fatalismo, inação, e enervação. Eles também reforçam o individualismo burguês pela pregação implícita do tipo ideal do “pensador” – se possível contemplativo e descorporificado – como o pivô da história. Homens de Ação – as verdadeiras personalidades históricas – são assim, desvalorizados.

Porque o tradicionalista ultimamente não apoia a “comunidade”, ele a declara impossível hic et nunc e transforma-a em uma fantasia utópica e regressiva perdida nas névoas de sabe-se-lá que “tradição”.

Nesse sentido, o tradicionalismo “anti-moderno” e “anti-burguês” pertence objetivamente ao sistema das ideologias burguesas. Como estas ideologias, seu ódio pelo “presente” é um bom jeito, um bom pretexto, para rejeitar como impossível qualquer construção histórica concreta, até mesmo àquelas opostas ao presente.

No coração de seu discurso, o tradicionalismo mantém uma confusão absurda entre a “modernidade” da civilização tecnológico-industrial européia e o “espírito moderno” das ideologias igualitárias e ocidentais (que são arbitrariamente ligadas uma à outra). Assim o tradicionalismo desfigura, desvaloriza (às vezes para o lucro de um Terceiro Mundo idealizado “tradicional”), e abandona o Espírito Ocidental e Americano, o próprio gênio da civilização européia.

Como o Judaico-Cristianismo, mas por razões diferentes, o tradicionalista diz “Não” ao mundo e assim sabota a tradição de sua própria cultura. Ultimamente, um tradicionalista é alguém que sempre já sabe que há apenas uma tradição, como um idealista sempre já sabe que tudo é uma idéia.

Finalmente, sob o ponto de vista do “pensamento” – aquele cavalo de batalha do tradicionalismo metafísico – o que poderia ser mais negativo para o Espírito, mais incompatível com a qualidade do debate intelectual e para a reflexão que torna a si mesmo livre e contemplativo, do que afastá-lo de todos os projetos “políticos” (no sentido nietzscheano) e desviá-lo para o elitismo de bibliófilos e autodidatas assalariados?

Ousemos liquidar os Evolianos e Heideggerianos.

Porém leiamos Evola e Heidegger: para colocá-los em perspectiva, ao invés de montá-los em papel sulfurizado.

Thorstein Veblen: Mais Além da Luta de Classes

Raymond Aron escreveu sobre ele: “Entre todos os sociólogos, Veblen é o mais famoso dos desconhecidos (…) Tipicamente americano, sempre com um irredutível otimismo apesar da crueza da análise (…) Veblen não oferece argumentos fáceis a escola de pensamento ou partido político algum. A nova esquerda encontrara nele, quiçá, uma disposição coincidente com a sua. Veblen é uma personalidade fora do comum, um caminhante solitário, perdido em meio do corpo docente, um descendente de emigrantes escandinavos que sente-se perdido na época dos barões da indústria, um nostálgico da vida simples e livre.”

Filho de camponeses noruegueses que emigraram para os EUA, Veblen estava marcado pelo ideal rural e artesanal de seus ancestrais. Desprezava a artificialidade burguesa e rechaçava a sociedade – e seu sistema econômico – dominado tanto pela finança como pela técnica criativa. Suas experiências, aquelas que orientaram sua tese, não tiveram um caráter intelectual, como havia sucedido com Marx ou Proudhon, senão empírico: Veblen pôde comprovar o contraste existente entre o trabalhador que suja as mãos e o burguês de mãos brancas, enriquecido como consequência não de seu trabalho senão da manipulação dos símbolos sociais e financeiros. Veblen oferece como fundamento de sua obra uma crítica da sociedade mercantil e do capitalismo ocidental muito distinta da aportada pelo marxismo, mais moderna, ainda que menos rigorosa. Seu estilo de pensamento está muito próximo a Proudhon, Sombart, Feder, Wagemann ou Perroux.

Nascido em 1857, Veblen publicou sua obra fundamental em 1899: The Theory of the Leisure Class (Teoria da classe ociosa). Autor de numerosos artigos científicos, conferências e de traduções de lendas escandinavas, publicou em 1923 outro livro importante: Absentee Ownership and Business Enterprise in Recent Times: the Case of America, no qual desenvolverá conceitos sócio-econômicos distanciados tanto do liberalismo como do marxismo, e no qual inspirou-se Baudrillard para seu ensaio Para uma crítica da economia política do signo.

O pensamento de Veblen, radical e anticapitalista – ainda que incompatível com o marxismo, repito – tem como objeto a economia ainda que fuja de todo economicismo, inspira-se no evolucionismo biológico em sua análise histórica, rechaça o determinismo social e concede um amplo espaço para o irracionalismo, para oferecer um estilo e uma gama de conceitos de grande utilidade. O único que não podemos aceitar, desde nosso ponto de vista, é seu sentido político e ideológico marcado por um ingênuo otimismo e um irenismo infantil próprio da América luterana, não isento de um certo idilismo agrário germano-escandinavo.
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Etnomasoquismo

É a tendência a considerar com um senso de culpa e um senso de desvalor o próprio grupo étnico, o próprio povo.

Etnomasoquismo é similar a sentir vergonha de si mesmo e ao auto-ódio. É uma psicopatologia coletiva, ativada por um longo esforço propagandístico com a finalidade de gerar um senso fundamental de culpa sentido por europeus [ou brancos, em geral] em relação a outros povos, dos quais eles são considerados os ‘opressores’. É necessário, portanto, se arrepender e ‘pagar a dívida’. Esse esforço de arrependimento, uma verdadeira fraude histórica, tem sido comandado pelas Igrejas, bem como pelos Estados europeus [ou ocidentais, em geral].

O etnomasoquismo também é a base das medidas anti-natalistas que subrepticiamente objetivam limitar a reprodução de populações européias. Implicitamente então, ele pode ser ligado a uma forma de ‘auto-racismo’. Pode-se dizer que o homem europeu foi atingido por um pecado original, por uma mancha racial intrínseca: ele é culpado de ser o que é.

O etnomasoquismo provoca a defesa sistemática do cross-breeding (‘mestiçagem’) e do cosmopolitanismo. Curiosamente, ele nega aos europeus [e brancos, em geral] a idéia de identidade étnica, mas a garante aos outros. Os europeus possuem o dever de se diluírem, mas outros povos, africanos por exemplo, não. O etnomasoquismo é o contrapeso da xenofilia (o amor e superestimação do estrangeiro, do ‘outro’). Está relacionado ao etnosuicídio.

Na história o etnomasoquismo não é novo; tem sido o sintoma de povos cansados da vida, cansados de se perpetuarem; de povos envelhecidos que passam a tocha para outros. A elite européia [ou branca] está contaminada com essa doença coletiva. E essa doença explica a lassidão frente a colonização por migrantes e a idéia de que nós temos tanto um dever como uma necessidade de dar as boas-vindas aos novos ocupantes.”

Desvirilização

Enfraquecimento dos valores da coragem e virilidade, em proveito de valores feministas, xenófilos, homófilos e humanitários.
A ideologia ocidental hegemónica executa esta desvirilização dos europeus, à qual não sucumbem os colonos alógenos chamados ‘imigrantes’. A homofilia actual, como a vaga feminista da falsa emancipação da mulher, a rejeição ideológica da família numerosa em proveito do casal nuclear instável, a queda da natalidade, a valorização espectacular do Negro ou do Árabe, a apologia constante da mestiçagem, a recusa dos valores guerreiro, o ódio a toda a estética de força e de poder, assim como a cobardia generalizada, são traços dessa desvirilização.
Confrontados com o Islão que preconiza todos os valores de virilidade conquistadora, os europeus encontram-se moralmente desarmados e complexados. Toda a concepção do mundo contemporâneo, quer venha do legislador, do ensino público, do episcopado ou da imprensa, dedica-se a culpabilizar a noção de virilidade, associada a uma ‘brutalidade fascista’. A desvirilização seria um sinal de civilidade, de hábitos refinados, que é um discurso paradoxal por parte de uma sociedade que naufraga além disso no primitivismo e na violência.
A desvirilização, que é igualmente ligada ao individualismo narcisista e à perda do sentido comunitário, paralisa toda a reacção contra os meios dos colonizadores procedentes da imigração e do partido colaboracionista. Explica a fraqueza da repressão contra a delinquência imigrante, a ausência de solidariedade étnica dos europeus face aos alógenos e o ‘medo’ patológico que sentem perante eles.
Além disso, a noção de ‘virilidade’ não deve em qualquer caso confundir-se com a de ‘machismo’ nem com a estúpida reivindicação de um qualquer ‘privilégio social masculino’. No seu comportamento quotidiano, muitas mulheres se mostram mais ‘viris’ que alguns homens. A virilidade de um homem é a condição da sua manutenção na História

Los héroes están cansados

GUILLAUME FAYE: “Les héros son fatigués”, en Eléments núm. 43 (octubre-noviembre 1982), pp. 13-17.

Cada época tiene la mitología que se merece. La nuestra ha hecho de la juventud su ídolo omnipresente, al que rinde un culto permanente y obsesivo. Parece como si la preocupación esencial de nuestros contemporáneos fuese la de ser jóvenes o, en su defecto, actuar como si lo fuesen. Y es abusando de esta palabra como se engendra la sospecha. Por lo tanto, habría que hacerse sobre la juventud la misma pregunta que Jean Baudrillard se ha hecho sobre lo “nuevo”: ¿Cómo es que hay en realidad tan poca renovación, en un mundo donde todo pretende ser nuevo? ¿Cómo se explica que los valores dominantes que impregnan la mentalidad colectiva de los jóvenes -bienestar, humanitarismo, asistencia, etc.- sean tan seniles, cuando de la juventud se tiene un sentido mágico? ¿Cómo darse cuenta de la paradoja de una sociedad, que pone a la juventud en la cúspide, y que tanto en su ideología como en sus valores, rechaza el gusto del riesgo, del desafío y del combate?
Pero antes que nada, ¿qué significa la juventud? Etológicamente corresponde a la fase de formación del hombre adulto, más exactamente, coincide con el paso de la infancia a la madurez. La fisiología humana conoce durante este periodo, que se extiende aproximadamente desde los dieciocho a los veinticinco años su fase de máximo dinamismo. El hombre, ser de juventud persistente, vive durante esta fase de su existencia deseos de curiosidad y de aventura, que incluso pueden llegar hasta el sacrificio de su propia vida. Y todavía cuando accede a la edad adulta es capaz -lo que le distingue del animal- de conservar estas cualidades juveniles, que son la sed de experiencia y el gusto del riesgo. Esto se debe a que es un ser inacabado.
No tiene pues nada de extraordinario en estas condiciones, que numerosas culturas hayan representado “al hombre-ideal” como a un individuo joven. En el Museo del Partenón se puede admirar la edad de los kuroi; y también en los grabados de guerreros chinos de la época Ming. Aún con todo, en las sociedades tradicionales -que preceden a la Revolución Industrial- los hombres accedían más pronto o más tarde a las responsabilidades. No había transición entre la infancia y la edad adulta. En Roma, se pasaba de golpe de la “toga pretexta” a la “toga viril”, con dieciocho años. En la Edad Media, desde el momento en que un aprendiz trabajaba, cualquiera que fuese su edad, quedaba integrado en el mundo de los adultos. Los generales de Napoleón tenían a menudo entre veinte y veinticinco años, exactamente igual que los jerarcas de la batalla de Cunaxa descritos por Jenofonte, que mandaban las tropas de Esparta en el combate. Los valores de la juventud estaban orgánicamente integrados en el conjunto social, al igual que los valores de la madurez y de la vejez, que representaban la reflexión y la experiencia. Los unos contrapesaban a los otros, sin que mediase ningún conflicto.
Evidentemente, la juventud se hallaba presente durante las fiestas tradicionales: pero no según un tipo de edad determinado (en el sentido que tiene hoy, por ejemplo, la “tercera edad”). Se trataba muy a menudo de reunir a los jóvenes en edad de casarse o los que estaban en edad de llevar armas. La juventud significaba todo lo contrario de lo que hoy en día significa: no una segunda infancia prolongada, sino la entrada en el mundo de los hombres, en el mundo verdadero. No existía “la juventud”, pero lo juvenil penetraba en los valores sociales.
Es a partir de la época romántica, y, sobre todo, luego, con la Revolución Industrial, que hace su aparición la juventud, concebida como una clase y como un valor. La extensión media de la duración de la vida obliga a retrasar la edad de la asunción de responsabilidades. Va apareciendo progresivamente una edad intermedia entre la infancia y la vida profesional. En las sociedades tradicionales, con débil escolarización, era la comunidad la que transmitía el saber a los individuos, abarcando todo tipo de edades. Será a partir del siglo XIX, cuando la educación obligatoria y el servicio militar se conjugarán con la familia nuclear para aislar a la juventud de una manera funcional. Y al mismo tiempo se constata que la sociedad inicia un proceso gerontocrático: los empleos se obtienen mediante ascensos y se fijan límites de edad para el ejercicio de responsabilidades.
Desde 1890, las obras que tratan sobre los adolescentes son cada vez más numerosas (cf. Theódore Zeldin, Histoire des passions françaises, Seuil, 1979). La juventud adolescente se
convierte en un valor, con connotaciones aventureras y guerreras. Nace el escultismo, bajo formas claramente paramilitares. El servicio militar obligatorio transforma a los ejércitos europeos en agrupaciones de juventudes nacionales, y no en tropas profesionales de diversas edades. En todas partes se ven eclosionar movimientos juveniles, que llevan uniforme, y que se consideran los portadores de una regeneración social y política. La tendencia se ampliará todavía más, después de la Segunda Guerra Mundial. En los colegios e institutos, la juventud aprenderá a convivir y a distinguirse como categoría aparte.
Entre 1880 y 1910, la literatura comienza a apasionarse por la adolescencia, y los reportajes sobre la juventud se suceden en la prensa: solamente en el año 1912 se cuentan en Francia cinco. Raymond Radiguet y Collette ilustran en sus novelas este culto de la juventud “a la que se puede disculpar de todos los excesos”, y el propio Montherlant señala en 1926 la aparición de un nuevo fenómeno, el “adolescentismo”, nuevo rival del feminismo. Mientras tanto nace el culto del deporte y del olimpismo, apoyado en una exaltación de la juventud, a menudo entendida, lo que es más fascinante, como la portadora de una renovación pagana. Para liberar a la juventud del yugo burgués de la familia, Gide lanza su famoso: “Familias os odio”, y los regímenes totalitarios nacientes en Rusia, en Alemania, en Italia, en Grecia y en Hungría se consideran todos como “dictaduras de la juventud”… Continuar a ler