Extraits du livre, Pourquoi nous combattons

Guillaume Faye, extraits du livre, Pourquoi nous combattons, Manifeste de la résistance européenne, L’Æncre, 2001.

Allogène
(Définition extraite du Pourquoi nous combattons de Guillaume Faye, éditions de L’Aencre)
Tout ce qui, au sein d’une population données, est d’origine étrangère, culturellement et biologiquement.
Aujourd’hui, mieux vaut parler d’”allogènes” que d’immigrés ou d’étrangers, dans la mesure où la majorité de ces derniers naissent en Europe sans être ethniquement Européens, et en pouvant, en vertu du droit du sol, détenir la nationalité d’un pays d’Europe. Depuis l’Antiquité, fait déjà remarqué par Aristote, Thucydide et Xénophon, toute nation qui admet en son sein un seuil élevé d’allogènes est appelée à dépérir, ces derniers se substituant progressivement aux autochtones et tendant à les chasser ou à les détruire culturellement et/ou physiquement. Ce processus est en route dans plusieurs zones de France.
La notion d’allogène ne doit plus prendre, en Europe, à l’orée du XXIe siècle de caractère juridique, linguistique et national. Doit être déclaré allogène tout résident non européen d’origine, sur des critères ethniques et non plus politiques et juridiques. Un Belge, un Italien, un Russe d’origine européenne résidant en France n’est pas un allogène. Mais attention : au bout d’un certain temps, un peuple submergé par les allogènes devient minoritaire chez lui, étranger dans sa propre patrie. C’est la logique du processus de colonisation de peuplement que nous connaissons. Au bout d’un certain temps l’allogène devient autochtone.

Antiracisme
Doctrine qui, sous prétexte de combattre le racisme et la xénophobie, encourage à la fois la préférence étrangère, le déclin de l’identité européenne et le choix d’une société multiraciale et, au fond, paradoxalement, le racisme lui-même.
Comme chez les Verts qui détournent de sa signification l’écologie pour en faire le paravent de revendications qui ne visent en rien à protéger l’environnement, sinon à faire avancer une idéologie trotskiste dissimulée, les antiracistes utilisent leur pseudo-combat contre le racisme pour abolir l’identité européenne, promouvoir le cosmopolitisme et la préférence étrangère.
L’antiracisme traduit en outre une obsessions raciale et se contredit lui-même puisque ses partisans soutiennent par ailleures que les races n’existeraient pas. En promouvant l’ouverture des frontières aux allogènes et en encourageant dogmatiquement la société multiraciale, les antiracistes provoquent objectivement le racisme.

Chef-Ne
Personnalité créatrice habitée par une vision historique du monde.
Pour être fécondés par l’histoire, tout mouvement ou régime politique, tout peuple ont besoin d’un chef, c’est-à-dire d’une tête. Le chef, même s’il est élu, choisi, est néanmoins prédestiné et habité par une étincelle divine, à moins qu’elle ne soit génétique. L’histoire est la fécondation de l’âme passive des peuples par l’âme active des chefs-nés.
Le chef-né, homme ou femme, est une figure récurrente et nécessaire de l’histoire, notion qu’ont récusée les marxistes égalitaires (attachés au dogmatisme des “masses”) qui, pourtant, n’ont survécu que par des chefs-nés…
Le chef-né porte en lui les dangers du despotisme, mais le destin est ainsi fait, il n’est pas irénique. La texture de l’histoire n’est pas conforme aux visions de l’égalitarisme humanitaire actuel. Le chef-né est l’homme des tempêtes, mais aussi des créations fulgurantes. Il surgit là où on ne l’attend pas, quelle que soit l’idéologie qui l’anime. Il prend la réalité à bras-le-corps et la transfigure. Il séduit le peuple comme le serpent paralyse l’oiseau. Il est la surprise de l’histoire, qu’elle soit divine ou qu’elle soit dramatique et sanglante.
Le chef-né est une figure à la fois indispensable et tragique. Il peut élever et libérer (Charles Martel, Jeanne d’Arc, Mustapha Kemal, etc.) comme être un tyran (Lénine, Staline, Mao,…) ou un conquérant (Alexandre, Napoléon, Abd-El-Raman…). Mais il est une donnée incontournable de la vie des peuples face aux périls qui les menacent toujours et aux occasions qui se présentent à leurs ambitions.

Decadence
Affaiblissements d’un peuple ou d’une civilisation résultant de causes endogènes, et tendant à lui faire perdre son identité et sa créativité.
Les causes de la décadence sont presque partout les mêmes dans l’histoire: individualisme et hédonisme excessifs, amollissement des mœurs, égoïsme social, dévirilisation, mépris des valeurs héroïques, intellectualisation des élites, déclin de l’éducation populaire, détournement ou abandon de la spiritualité et du sacré, etc.
D’autres causes sont fréquentes: modification du substrat ethnique, dégénérescence des aristocraties naturelles, perte de la mémoire historique, oubli des valeurs fondatrices. La décadence survient lorsque le souci du maintien dans l’histoire de la communauté-du-peuple s’estompe, lorsque les liens communautaires de solidarité et de lignage s’affaiblissent. Pour résumer, on peut dire que la décadence voit des symptômes apparemment contraires se conjuguer: l’excessive intellectualisation des élites, de plus en plus coupées du réel, et la primitivisation du peuple. Panem et circenses…
L’Europe connaît aujourd’hui une telle situation. La plupart du temps, la décadence est mal perçue comme telle et refusée par ses contemporains. Ceux qui la dénoncent sont assimilés à des prophètes de malheur. Les époques de décadence se parent souvent du masque de la renaissance. Ces attitudes sont des comportements de conjuration du réel, d’occultation des symptômes dans le but de se rassurer.
Aucune décadence ne doit être considérée comme irréversible. Il faut cultiver l’optimisme tragique de Nietzsche.

Devirilisation
Affaiblissement des valeurs de courage et de virilité, au profit de valeurs féminisantes, xénophiles, homophiles et humanitaires.
L’idéologie occidentale hégémonique accomplit cette dévirilisation des Européens, à laquelle ne succombent pas les colons allogènes appelés “immigrés”. L’homophilie actuelle, comme la vague féministe de la fausse émancipation de la femme, le rejet idéologique de la famille nombreuse au profit du couple nucléaire instable, la chute de la natalité, la valorisation spectaculaire du Noir ou de l’Arabe, l’apologie constante du métissage, le refus de la valeur guerrière, la haine de toute esthétique de la force et de la puissance, ainsi que la lâcheté généralisée sont quelques-uns des traits de cette dévirilisation.
Confrontés à l’islam qui prône par-dessus tout des valeurs de virilité conquérante, les Européens se trouvent moralement désarmés et complexés. Toute la conception du monde contemporaine, qu’elle provienne du législateur, de l’éducation publique, de l’épiscopat ou des médias, s’emploie à culpabiliser la notion de virilité, assimilée à une “brutalité fasciste”. La dévirilisation serait un signe de civilité, de mœurs raffinées, ce qui est un discours paradoxal de la part d’une société qui sombre par ailleurs dans le primitivisme et la violence.
La dévirilisation, qui est également liée à l’individualisme narcissique et à la perte du sens communautaire, paralyse toute réaction envers les menées des colonisateurs issus de l’immigration et du parti collaborationniste. Elle explique la faiblesse de la répression envers la délinquance immigrée, l’absence de solidarité ethnique des Européens face aux allogènes et la “peur” pathologique qu’ils éprouvent devant eux.
De surcroît, la notion de “virilité” ne doit en aucun cas se confondre avec celle de “machisme” ni avec la revendication stupide d’un quelconque “privilège social masculin”. Dans leur comportement quotidien, beaucoup de femmes se montrent plus “viriles” que bien des hommes. La virilité d’un peuple est la condition de son maintien dans l’histoire.

Droits de l’homme
Appareil central de l’idéologie moderne du progrès et de l’égalitarisme individualiste, et moyen d’instaurer une police de la pensée comme une destruction du droit des peuples.
Synthèse de la philosophie politique (souvent mal comprise) du XVIIIe siècle, le droit-de l’hommisme est l’horizon incontournable de l’idéologie dominante. Avec l’antiracisme, il fonctionne comme un des dispositifs centraux du contionnement mental collectif, du prêt-à-penser et de la paralysie de toute révolte. Profondément hypocrite, I’idéologie des droits de l’homme s’accommode de toutes les misères sociales et justifie toutes les oppressions. Elle fonctionne comme une véritable religion laïque. L”homme” n’est ici qu’un être abstrait, un consommateur-client, un atome. Il est frappant de constater que l’idéologie des droits de l’homme a été formulée par les Conventionnels de la révolution française en imitation des puritains américains.
L’idéologie des droits de l’homme a réussi à se légitimer en se fondant sur deux impostures historiques: celle de la charité et de la philanthropie, ainsi que celle de la liberté.
L'”homme” (notion déjà assez vague) ne possède pas de droits universels et fixes, mais seulement ceux qui découlent de chaque civilisation, de chaque tradition. Aux droits de l’homme, il faut opposer deux notions centrales: celle de droits des peuples (ou “droit des gens”) à l’identité, et celle de justice, cette dernière notion étant variable selon les cultures et supposant que tous les individus ne sont pas également respectables. Mais ces deux concepts ne sauraient reposer sur le présupposé d’un homme universel abstrait, mais plutôt sur celui d’hommes concrets, localisés dans une culture.
Critiquer la religion laïque des droits de l’homme n’est évidemment pas faire l’apologie de la sauvagerie, puisque l’idéologie des droits de l’homme a cautionné à maintes reprises la barbarie et l’oppression (le massacre des Vendéens ou des Indiens d’Amérique). L’idéologie des droits de l’homme fut très souvent le prétexte de persécutions. Au nom du “Bien”. Elle ne représente nullement la protection de l’individu, pas plus que le communisme. Au contraire, elle s’impose comme un nouveau système oppressif, fondé sur des libertés formelles. En son nom, on va légitimer, au mépris de toute démocratie, la colonisation de peuplement de l’Europe (n’importe qui a le “droit” de s’installer en Europe), la tolérance envers les délinquances liberticides, les guerres d’agression menées en se réclamant du “droit d’ingérence”, l’inexpulsabilité des clandestins colonisateurs; mais cette idéologie ne se prononce pas sur la pollution massive de l’environnement ou sur la sauvagerie sociale provoquée par l’économie globalisée.
Et puis surtout, I’idéologie des droits de l’homme est aujourd’hui un moyen stratégique de désarmer les peuples européens en les culpabilisant dans tous les domaines. Elle est la légitimation du désarmement et de la paralysie. Les droits de l’homme sont une sorte d’assomption perverse de la charité chrétienne et du dogme égalitaire selon lequel tous les hommes se vaudraient.
L’idéologie des droits de l’homme est l’arme centrale actuelle de destruction de l’identité des peuples et de la colonisation allogène de l’Europe.

Ethnocentrisme
Conviction mobilisatrice, propre aux peuples longs-vivants, que celui auquel on appartient est central et supérieur et qu’il doit conserver son identité etnique pour perdurer dans l’histoire.
Vrai ou faux “objectivement”, peu importe: l’ethocentrisme est la condition psychologique de la survie d’une peuple (ou même d’une nation) dans l’histoire. Cette dernière n’est pas le champ de l’objectivité intellectuelle, mais de la volonté-de-puissance, de la compétition et de la sélection. Les vaticinations scolastiques pour savoir si “la supériorité en soi existe ou n’existe pas” sont totalement hors-sujet. La conviction intime d’être supérieur et d’être dans son bon droit est indispensable à l’action et au succès dans la lutte pour la survie.

Eugenism
Techniques d’amélioration de la qualité génétique des populations.
Les biotechnologies et l’ingénierie génétique fournissent aujourd’hui les moyens techniques et pratiques d’améliorer le génome humain, non seulement pour des raisons thérapeutiques mais politiques. Les biotechnologies rendent aujourd’hui possible un eugénisme positif par intervention directe sur le génome et amélioration de l’hérédité, procédé plus efficace et rapide que la vieille technique des sélections par le mariage.
Ce défi prométhéen était prévu dans l’imaginaire archaïque du paganisme européen. Mais il pose évidemment un terrible problème, qui heurte toutes les sensibilités issues du créationnisme monothéiste et de l’anthropocentrisme.
Non seulement l’homme devient créateur de lui-même, automanipulateur, mais il se trouve immergé dans le vivant, comme “objet biologique”, au même titre que n’importe quel animal. Double révolution, en amont et en aval: l’homme se fait à la fois démiurge, rival du divin (assomption) et, dans le même mouvement, il se pose comme matière vivante modelable (incarnation). Mort conjointe de l’anthropocentrisme et du déisme métaphysique.
L’eugénisme choque aussi les belles âmes égalitaires: ne sera-t-on pas tenté de fabriquer diaboliquement le “surhomme” ? Bien sûr que si, on le sera ! L’essentiel est de maîtriser le processus, de le soumettre à une volonté politique et de ne pas se laisser créer un “marché” sauvage de l’eugénisme. Mais interdire ce dernier, comme I’exige l’idéologie dominante, n’est pas une position tenable. Le célèbre physicien britannique Stephen Hawkind déclarait récemment que les biotechnologies allaient permettre « la création d’une race de maîtres » et « d’un être humain amélioré ».
D’autre part, les biotechnologies rendront bientôt possibles chez I’homme les naissances artificielles extra-utérines, en “incubateurs” (c’est-à-dire sans grossesse), par prélèvement de matériel génétique humain et culture in vitro. Ce procédé pourrait être une arme de “force” pour redresser la natalité européenne terriblement menacée par la dépopulation… Bien entendu, il serait éminemment préférable d’en passer par les naissances naturelles. Mais en cas de tragédie, faute de grives, on mange des merles… Entre deux maux, il faut choisir le moindre.

Guerre Civile Ethnique
Affrontements graves et prévisibles opposant les populations européennes de souche aux colonisateurs allogènes, d’origine principalement afro-maghrébine, qui risquent de se déclencher, d’abord en France et en Belgique, au début du XXIe siècle.
En Europe et surtout dans les deux Etats précités, face à l’islam et aux populations allogènes, nous avons dépassé le seuil des frictions ou de la simple délinquance, et sommes entrés au cours des années 90 dans un processus de pré-guerre civile, lié à une volonté de colonisation territoriale et démographique.
Seul le déclenchement mécanique d’une véritable guerre civile résoudrait hélas le problème actuel de notre colonisation de peuplement, de notre africanisation et islamisation galopantes, la plus grave tragédie qu’ait affrontée l’Europe dans toute son histoire et qui échappe totalement à la perspicacité des “élites”, composées soit d’aveugles ou bien de collaborateurs.
La guerre civile ethnique sera-t-elle le seul moyen de traîter “à chaud” un problème qui ne pourra plus jamais trouver de solution “à froid”, dans le cadre de l’Etat de droit ou de la démocratie, et de faire effectuer une prise de conscience de la nécessité de résistance et de reconquête ? Entendons-nous bien, je n’appelle pas à la guerre, mais considère sa fatalité comme automatique. Les solutions de “cohabitation rationnelle et pacifique” de type communautariste appartiennent aux croyances enfantines d’intellectuels iréniques et rationalistes, ignorants en sociologie comme en histoire.
Ce n’est que le dos au mur, face aux cas d’urgence, dans les crises que les peuples se mobilisent et trouvent des solutions en d’autres temps impensables. Ce fut par la reconquista armée que l’Espagne se débarrassa de l’occupation arabo-musulmane. Mais elle y mit du temps, et, avec l’accélération de l’histoire, on peut en mettre moins. L’essentiel est de se préparer à cette échéance inéluctable.

Homophilie
Apologie systématique de l’homosexualité considérée non seulement comme un comportement normal, mais digne de protection et d’admiration.
Après avoir longtemps revendiqué un statut de marginalité reconnue, le lobby homosexuel exige maintenant une sorte de supériorité, tout en laisant entendre que l’hétérosexuel est un être inférieur et mutilé. Après les droits égaux, les privilèges. Il est même question de poursuivre l'”homophobie” (critique de l’homosexualité) au même titre que le racisme et l’antisémitisme. C’est dire que la mafia rose n’entend plus seulement exister paisiblement, mais dominer.

Ordre
L’ordre est le fondement de toute civilisation créatrice, parce qu’il discipline l’homme, animal anarchique, au moyen d’une harmonie politique et culturelle.
L’ordre ne doit être admis que s’il est disciplinaire, éducatif, sélectif, et non pas purement répressif au profit d’une élite figée Cette notion d’ordre doit être maniée avec précaution car elle peut être stimulante ou desséchante, source de vigueur ou de sclérose. Il n’y a pas d’ordre sans projet, sans enthousiasme, sans mouvement. L’ordre n’est pas simplement répression (syndrome américain) mais aussi adhésion, séduction à un dynamisme collectif, mise en forme disciplinée d’un idéal commun.
L’ordre véritable est celui d’une communauté-du-peuple homogène et autodisciplinée, dans laquelle règne la philia aristotélicienne, l’amitié et la solidarité spontanées. L’ordre et l’harmonie se conjuguent. Dans la tradition européenne, l’ordre n’est pas un état statique, mais I’organisation d’un devenir partagé.

Populisme
Position qui défend les intérêts du peuple avant ceux de la classe politique et qui prône la démocratie directe.
Ce terme actuellement péjoratif doit être retourné en une acception positive. L’aversion pour le populisme traduit en réalité une détestation dissimulée pour l’authentique démocratie. L’anti-populisme, comme son corollaire l’anti-démagogie, est une ruse sémantique de politiciens et d’intellectuels bourgeois pour enrayer la volonté du peuple, notamment des couches sociales modestes, réputées dangereuses, parce que naturellement nationalistes.
La bourgeoisie cosmopolite au pouvoir, de gauche comme de droite, combat le “populisme” parce qu’elle rejette toute démocratie
directe et que sa conviction est que “le peuple est politiquement incorrect”. On sait très bien que sur des sujets comme l’immigration, la peine de mort, la discipline scolaire, la politique pénale et fiscale et tant d’autres, les souhaits profonds du peuple (s’ils s’exprimaient par référendum) ne correspondraient nullement, malgré le flux incessant de la propagande médiatique, aux choix des gouvernants. Il est donc logique que ceux qui ont confisqué à leur profit la notion de Volonté du Peuple tentent d’assimiler le populisme au despotisme.
De là le soupçon porté sur la démocratie cantonale suisse, ou les sanctions illégales contre l’Autriche de l’UE parce qu’un parti dit “populiste”, le FPO, participait démocratiquement au pouvoir après élection régulière. En réalité le populisme est le véritable visage de la démocratie – au sens grec du terme – et l’anti-populisme l’aveu que les élites actuelles sont fondamentalement anti-démocrates. L’anti-populisme marque le triomphe final de la classe politico-médiatique, pseudo-humaniste, protégée, privilégiée, sécurisée, qui a confisqué à son profit les traditions démocratiques.
Depuis quelque temps, le vocable “peuple” a d’ailleurs mauvaise presse. On lui préfère, celui, assez flou et détourné de son sens originel, de “république”. Pour la classe intello-médiatique, “peuple” signifie “petits Blancs” obsédés par leurs fantasmes sécuritaires, donc quelque chose de méprisable; une catégorie qui doit payer ses impôts, renoncer à tout privilège et surtout se taire. C’est pourquoi les naturalisations massives, le droit du sol et le vote des étrangers sont là pour “changer le peuple”.

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Appel aux jeunes européens

Guillaume Faye, Revue Réfléchir & Agir N°09 (été 2001)

Pour éviter de me répéter, je vous rappelle tout d’abord le constat que j’ai fait au début du Manifeste Pourquoi nous combattons. Résumons maintenant, à la suite de ce constat, quelques suggestions évoquées dans ce Manifeste. Compte tenu de cette situation parfaitement nouvelle dans l’histoire, je préconise une stratégie inspirée de certains chefs révolutionnaires qu’il est inutile de nommer (1).

1 – Il importe tout d’abord d’unir, à l’échelle européenne, toutes les forces identitaires de résistance autour, d’une doctrine et d’un programme révolutionnaire minimums.

En oubliant les querelles idéologiques ou affectives secondaires qui ne sont souvent que l’expression de nationalismes d’appareil, de guerres sectaires de chapelles ou de querelles de barons. Lénine: « nous viderons nos querelles après la révolution». De grâce, il faut cesser les si délicieuses disputes internes (faites de ragots, d’excommunications et de paranoïas) et réserver les coups au véritable ennemi. Concentrons-nous sur l’essentiel, sur ce qui rassemble, car nous sommes confrontés à l’urgence absolue (L’Ernsfall, théorisée par Carl Schmitt). Observons les musulmans qui cessent de s’entre-déchirer dès qu’il s’agit de mener la djihad contre l’infidèle.

2 – Pour nous l’ennemi commun et principal (celui qui envahit concrètement, physiquement), c’est la colonisation de peuplement allogène sous la bannière de l’islam; évidemment, on peut partager des valeurs communes avec son ennemi, mais il ne faut pas tomber dans ce piège et se laisser attendrir. J’ajoute que l’ennemi bénéficie de collabos, bons Européens ethnomasochistes, qui sont les plus dangereux. Quant à l’adversaire commun (celui qui cherche à nous affaiblir et nous dominer), ce sont les USA, alliés objectifs du premier.

3 – Notre courant, celui de la pensée radicale (et non pas “extrémiste”) détient le monopole de la dissidence et du projet révolutionnaire, puisque nous sommes les seuls à souhaiter le renversement total des valeurs et des formes de cette civilisation (l’Umwertung de Nietzsche).

4 – Les trois piliers d’une idéologie et d’un projet européens unitaires sont la prise de conscience ethnique de la défense prioritaire d’un germen biologique commun menacé, d’une part; la régénération des valeurs ancestrales d’autre part, dont l’oubli est la cause première des tragédies actuelles; et enfin l’affirmation créatrice d’une doctrine politique européenne englobante et révolutionnaire.

5 – Comme l’indique l’excellent titre de votre magazine, réfléchir est capital, mais il faut aussi agir dans le même sens. Mais comment agir ? Que faire ? Eternelle question centrale. En constituant, autour de ce “programme commun idéologique” un réseau européen de résistance, de solidarité et d’action. Il ne doit pas exclure le politique, mais l’inclure. Tout d’abord, il est trop tard pour conquérir le pouvoir par les urnes et la démocratie parlementaire (2). Il faut faire le pari suivant (risqué comme tout pari, mais c’est la seule chance, en ces temps crépusculaires) : nous allons, dans les 10-15 ans à venir vers une crise majeure (“chaos”) qui prendra la forme d’un conflit ethnique de grande ampleur sur fond probable de paupérisation économique ; ce qui pourrait faire basculer les mentalités des masses, aujourd’hui gavées comme des oies et sous perfusion mass-médiatique néo-totalitaire.

Il s’agit donc de prévoir l’après-chaos” et de se préparer à la tempête en constituant un tel réseau européen horizontal, en étoile, informel, polymorphe, regroupant et formant des minorités actives et révolutionnaires ; un réseau de solidarité, une internationale européenne de résistance et de formation. “Le Réseau” ne doit prendre aucune dénomination ni aucune forme institutionnelle. C’est ce que j’ai appelé la stratégie du cobra. Doivent alors se connecter, de manière souterraine mais inébranlable, du Portugal à la Russie, cadres ou élus des partis politiques, associations et cercles de toutes natures, individus, éditeurs, entreprises, financiers, internautes, médias, etc. Avec trois objectifs: agit-prop tous azimuts, formation et recrutement, prise de poids médiatique. Bref, le programme d’une école de préparation à l’affrontement inévitable. Il s’agit, dans les dix ou quinze ans à venir, d’être prêts et puissants le jour où se lèvera l’ouragan, cet ouragan qui est notre seule chance, le seul levier du basculement. D’autre part, cessons de penser que “le système est d’une force invincible”. Il n’est fort que de notre faiblesse et de notre désorganisation actuelles. En troisième lieu, il faut délaisser ce culte psychopatique de la défaite, du “dernier carré”, de la manie persécutoire. Ne gagnent que ceux qui sont des optimistes tragiques qui se pensent comme le “premier carré”.

Lorsqu’un tel réseau existera, il sera temps de passer à l’étape suivante (directement politique) qu’il est impossible de programmer aujourd’hui. Commençons donc par le construire avec patience, détermination et professionnalisme. Et débarrassons nos rangs des incapables, des médiocres, des exaltés et des déséquilibrés. Car un tel réseau, uni autour d’une doctrine claire et commune, doit aussi et surtout constituer une rigoureuse élite. De la Résistance à la Reconquête, de la Reconquête à la Révolution.

L’erreur passée du colonialisme et le mythe de l’exploitation néocoloniale actuelle

Guillaume Faye, Extrait du livre Avant-Guerre

Il convient de se départir de ce culpabilisme, entretenu par les intellectuels, les économistes et les politiciens depuis quarante ans, selon lequel le tiers monde et en particulier l’Afrique se verraient « dépossédés » de l’accès aux richesses par la malignité européenne et occidentale. L’Afrique, continent de 700 millions d’hommes, aux immenses ressources, bien plus considérables que celles de l’Europe de l’ouest, n’a jamais été capable de décoller, en dépit du gigantesque coup-de-pouce de la colonisation (seule période prospère et civilisée de son histoire), en dépit des aides colossales accordées depuis quarante ans. A qui la faute ? A nous ?

La victimisation des Africains comme celle des Arabes les dessert et les déresponsabilise. La corruption, l’incompétence, les guerres tribales, le laisser-aller de ce continent-boulet, sont d’abord de la responsabilité de ses dirigeants et ses cadres, ou plus précisément de ceux qui, en Occident, veulent dans leur utopie ne concevoir pour ces peuples que notre mode de vie et notre société technicienne.

Il faut en finir avec le mythe du « néocolonialisme » économique qui aurait asséché l’Afrique. Au contraire, il lui a permis de se multiplier démographiquement, ce qui n’est pas pour nous une bonne chose ! Il faut également tordre le cou à cette idée économique marxiste du « partage des richesses » (qui a aussi inspiré la stupide loi sur les 35 heures). Les richesses ne se partagent pas, elles se créent. Si les Africains ne bénéficient que de 5% des richesses mondiales, ce n’est pas parce qu’on leur a volé leur part, mais parce qu’ils ont été incapable de la produire, en dépit des subventions, des transferts technologiques, des assistances et coopérative innombrables. Tout au contraire, ils bénéficient de plus de richesse qu’ils n’en produisent, puisqu’ils ne participent qu’à hauteur de 3,5% du PNB mondial.

Prenons le cas du pétrole et du gaz, c’est très parlant : 1) gisements découverts par les Européens ; 2) gisement exploités – du fait de l’incapacité technologiques des propriétaires, en dépit des formations reçues – par des sociétés occidentales ; 3) clientèle occidentale, qui paye au prix fixé par les pays détenteurs de pétrole (OPEP) qui pourtant, ne participent pas à l’exploitation ; 4) énormes chèques de royalties versés par les compagnies pétro-gazières concessionnaires (à 70% anglo-saxonnes et complices de la manipulation) aux pays en question qui ne fournissent aucun effort d’investissement.

Je n’appelle pas cela de l’exploitation, bien au contraire, mais une incroyable rente de situation. Une dizaine de pays arabes vivent de cette manne. Des énormes sommes amassées, aucun investissement productif n’est jamais sorti.

S’il fallait définir pour l’Europe et la Russe (l’Eurosibérie) une véritable politique autocentrée et ethnocentrée, ce serait de dire à tous ces pays : « maintenant, débrouillez-vous. Nous retirons toutes nos compagnies exploitantes. Le pétrole et le gaz, nous le trouverons sur notre Continent, et le nucléaire fera le reste ». Puisque ce sont des civilisations si géniales, elles trouveront bien à s’en sortir sans notre assistance, non?

On se rend compte maintenant à quel point la France eut tort de coloniser l’Algérie et, généralement, l’Afrique du Nord. Nous subissons le retour de bâton de cette erreur, puisqu’en mendiants agressifs, éternelles fausses victimes, ils nous colonisent et nous ponctionnent.

Il n’y a rien à faire. On se trouve là en face d’un poids, d’un atavisme majeur ; une population, depuis près de dix siècles, rigoureusement inapte à s’organiser en société de type occidental contraire à son génie propre, malgré les ressources naturelles considérables dont elle bénéficie. Il fallait simplement canonner les pirates barbesques mais certainement pas tenter d’« occidentaliser » ces peuples ni s’installer chez eux. Il s’agit très certainement d’une mauvaise alchimie bio-culturelle qu’il sera rigoureusement impossible de corriger. Quelle erreur d’avoir coloniser ces populations hétéroclites.

Le drame de la France a été de se lier à cette population d’Afrique du Nord sans aucun intérêt pour nous, d’une mentalité, d’une religion, d’une culture totalement contraires aux nôtres, alors que pendant le même temps nous ne pensions qu’à guerroyer contre d’autres Européens…

L’Afrique noire, quand à elle, n’a pas d’autre avenir que de coloniser l’Europe par le bas, comme une fuite d’eau. Sur place, sur le continent noir, il n’y a rigoureusement rien à faire ni à espérer pour construire une société de type technoscientifique ; elle est géopolitiquement périphérique ; elle contribue pour moins de 4% au PNB mondial ; elle est composée d’États artificiels incapables d’acquérir la moindre puissance, en proie aux guerres tribales intestines, à d’incessants massacres, à une corruption phénoménale, où la productivité du travail est quasi nulle. Ce fut une erreur majeure que d’avoir voulu, du temps du colonialisme, les convertir à notre civilisation. Sans les pays du Nord, l’Afrique noire retournerait au néolithique en moins d’une génération. Sa seule force contemporaine est celle, biologique, des ventres (grâce à la médecine européenne et à nos aides). Retournement de l’histoire : par ce biais, elle nous colonise.

Le seul avenir pour l’humanité, au XXIe siècle, comme je l’ai déjà exprimé dans d’autres ouvrages, ce serait, au terme d’un chaos guerrier, de remettre chaque aire de civilisation sur son espace autocentré propre, chacun à son rythme. Ce qui suppose la fin du modèle occidental de la modernité ou de la mondialisation, et une vision archéofuturiste du monde. Car le mélange, dans l’onirisme d’une civilisation planétaire, de nations, de races, de cultures, de religions totalement différentes est une impossibilité historique. Ce modèle est voué à un effondrement prochain. La recomposition de l’humanité ne pourra s’accomplir, au terme d’une crise terrifiante et salubre, que verra le XXIe siècle, que par la juxtaposition d’«aires» civilisationnelles et ethniques, relativement cloisonnées. Une utopie? Non, la loi naturelle, qui se rétablira après la petite parenthèse entamée au XVIIIe siècle par l’idéologiques des Lumières – celles qui attirent les mouches.

Le colonialisme européen ne nous aura amené que des ennuis. Il fut bien sûr motivé par des raisons géopolitiques et commerciales, mais aussi humanitaires, chrétiennes et universalistes : convertir des peuples dits « arriérés » à notre civilisation. Mais ce faisant, nous leur avons donné les moyens de développer (très mal) et, au final, de venir nous concurrencer et nous coloniser. Et aussi, en abaissant le taux de mortalité sans réduire en proportion la natalité, le colonialisme a été l’amorce du catastrophique boom démographique du tiers monde et des peuples de couleur.

Il aurait beaucoup mieux fallu se contenter d’exploiter les ressources minières et énergétiques de ces zones, par le biais d’enclaves, plutôt que de chercher à entrer en contact avec leurs populations ou de se préoccuper de leurs civilisations, dont beaucoup d’ailleurs étaient mourantes.

Il faut tordre le cou à un mythe rabâché depuis trente ans, celui du « néocolonialisme » des pays du Nord, qui exploiterait l’innocent tiers monde. Tout d’abord, il n’existe pas d’injustice du partage des richesses entre le Nord et le Sud. Les richesses se créent, elles ne sont pas un gâteau d’anniversaire qu’on découpe. Si le Nord est plus riche, ce n’est pas parce qu’il confisque et accapare, c’est parce qu’il travaille, invente, transforme, crée plus et mieux. Non seulement on ne trouve aucun pillage de notre part, mais par les dettes jamais remboursées, les dons, les aides, les transferts technologiques vers les « pauvres », l’accueil à l’intérieur de nos frontières, nous les couvrons avec naïveté de cadeaux qu’ils croient être des dus, sans aucune reconnaissances.
Je répète ma thèse, celle de l’autarcie des grands espaces et de la séparation de la planète en zones économiques étanches, viables, où chacun se développerait à son rythme et en fonction de son génie propre. L’Europe, ou plutôt une future Eurosibérie ethnocentrée, a intérêt à tourner le dos à la mondialisation et à délaisser les pays du Sud dans ses relations économiques. L’espace eurosibérien est si vaste et bien pourvu que nous n’avons pas besoin de leurs ressources, ni de leur main-d’œuvre peu qualifiée. Loin d’être nos valets exploités, ils nous ont un insupportable fardeau, le fameux fardeau de l’homme blanc. De plus, en les abandonnant à eux-mêmes (ils se disent surdoués!), en coupant les ponts, nous les responsabiliserons peut-être, nous les forcerions à se prendre en charge. Bien entendu, cette voie est aujourd’hui impraticable. Mais, compte tenu des catastrophes qui s’annoncent au XXIe siècle, qui marqueront l’effondrement de l’ordre actuel, ce sera probablement le modèle qui s’imposera.