L’Europe entre USA et Islam

Guillaume Faye, [Extrait de son livre “Nouveau discours à la nation européenne“]

En désespoir de cause et à tout prendre, je préférerais une Europe provisoirement américanisée, envahie par les jeux-vidéos débiles, les films hollywoodiens, innervée de réseaux Intemet pilotés d’outre-Atlantique, régie par l’OTAN et ses séides, balbutiant le sabir de l’Atlantic English, dégoulinante de fast-foods infects, vêtue des hardes plastifiées de la tendance jogging, mais qui préserve son identité ethnique; qu’une Europe lentement et définitivement conquise par les mosquées et les imams, aux banlieues, aux villes, aux écoles démographiquement colonisées par des populations afro-asiatiques; où partout s’installera la loi du ghetto et où l’Européen de souche se sentira de plus en plus exclu. “Fantasme” ? Sortez un peu, lisez lucidement les statistiques et vous verrez ce qui se prépare.

Entre la peste et le cancer, je choisis la peste. Car on peut guérir de la peste, pas du cancer. La colonisation par l’américanomorphisme, la soumission politique et stratégique à l’adversaire américain, notre dilution culturelle peuvent toujours être combattues. Et vaincues. Notre souveraineté peut toujours être reconquise. Une simple crise économique géante avec
effondrement global du niveau de vie -hypothèse plausible qui ne serait pas forcément une mauvaise chose- suffirait à nous libérer d’un coup d’une déculturation superficielle fondée sur le simple consumérisme; en revanche elle ne nous libérerait pas d’une soumission spirituelle à l’Islam ou d’une submersion démographique de populations allogènes.

La soumission à l’Occident américano-centré n’est que matérialiste, elle peut donc être balayée, car ses fondements sont fragiles et éphémères. En revanche, la colonisation de peuplement de l’Europe et l’implantation durable de l’Islam seront de nature biologique et spirituelle, donc archaïque, donc profonde; et partant beaucoup plus dures à vaincre que les armes superficielles de la modernité américaine. Il est beaucoup plus difficile de déloger une mosquée qu’un McDonald (…)

Bien sûr, nous risquons de subir les deux, la peste et le cancer, l’un s’appuyant sur l’autre. Entre deux adversités, je préfère affronter d’abord la plus dangereuse et ensuite la plus facile à vaincre. L’idéal étant évidemment d’affronter les deux à la fois, de guérir de l’un et de l’autre. L’erreur fatale serait de choisir l’un contre l’autre, de s’appuyer sur le Sud et sur l’Islam pour combattre la peste américaine ou de penser que l’Amérique nous protégera des premiers en cas de crise majeure.
L’Amérique n’est forte que de notre faiblesse. Sa force obsolète repose sur les méthodes d’une modernité mourante. Nos colonisateurs venus du Sud le sont de la force de leur sang, animés par la puissance d’un archaïsme vainqueur. D’ex-conquis, ils deviennent conquérants. C’est la logique du retour et de la justice dont parlaient les pré-socratiques.
Ceux qui pensent qu’en nous appuyant sur l’Islam et l’immigration afro-asiatique, et ses “cultures originales”, nous pourrons combattre l’américanomorphisme, que le raï nous sauvera du rap et la mosquée de Disneyland, se méprennent dramatiquement. Tout simplement parce que l’Amérique attend avec impatience notre soumission à ces puissances, notre défiguration ethno-culturelle, pour mieux nous contrôler.

Américanisation et tiers-mondisation vont de pair. Prenons garde à ne pas tomber de Charybde en Scylla. Le monde futur cessera d’être “moderne” ; les conflits n’y seront plus idéologiques, ils seront -ils sont déjà- purement géopolitiques, économiques, ethiques et religieux. Les Européens n’ont toujours pas compris que, pour le monde entier sauf pour eux, ela politique des droits de l’homme” n’est qu’un moyen de domination de ses adversaires sur l’Europe. Les droits de l’homme : le sourire de la putain pour encager le pigeon.