Extraits de l’Archéofuturisme

Guillaume Faye, extraits de l’Archéofuturisme, 1998, éditions l’Aencre

Après un parcours atypique -du show-business à la presse populaire -Guillaume Faye, un des principaux théoriciens de la Nouvelle droite, qu’il a quittée en 1986, revient au combat des idées. Avec de nouvelles munitions idéologiques, de nouveaux concepts que certains jugeront révolutionnaires ou subversifs. En des temps où les enjeux et les dangers se précisent, il prône une pensée “dure”. Son objectif est de rajeunir notre courant d’idées en ouvrant des pistes inimaginables et impensables il y a quelques années. ..

Sa thèse centrale est que le monde actuel se dirige vers une “convergence des catastrophes”, un séisme de civilisation, et que la loi du monde de l’après-chaos -qui commence déjà à poindre – sera l’Archéofuturisme, un mélange détonant de techno-science et de retour aux valeurs ancestrales.

Fidèle à sa réputation sulfureuse, Guillaume Faye propose une réflexion radicale et provocatrice. Il offre à notre famille d’esprit, et surtout à la jeunesse, les armes de la rébellion, de la libération et de la renaissance. Un livre politiquement incorrect ? Plus encore: idéologiquement dissident, voire séditieux, face aux dogmes et à l’échec global de la” “modernité”. Il propose des voies idéologiques inédites, comme la notion de “constructivisme vitaliste”, propres à rassembler toutes les composantes de notre famille d’esprit et de notre sphère politique, en France et en Europe.

Un livre où il est exposé que nos racines ont de l’avenir si nous savons les métamorphoser et les projeter dans le futur. D’ores et déjà, la nouvelle notion d’archéofuturisme fait partie de l’arsenal de notre courant de pensée.

L’ouvrage se conclut par une nouvelle de science-fiction, une “chronique des temps archéofuturistes”, qui nous plonge en 2073, au cœur de la Fédération Eurosibérienne.

Un livre-choc, un coup de fouet pour l’esprit critique, un manifeste qui fera date et qu’il faut lire d’urgence, où l’auteur formule des visées inscrites dans le droit fil de son seul vrai maître, Nietzsche.

Essence de l’archaïsme

Il est probable que ce n’est seulement qu’après la catastrophe qui abattra la modernité, son épopée et son idéologie mondiales, qu’une vision du monde alternative s’imposera par nécessité. Nul n’aura la prévoyance et le courage de l’appliquer avant l’irruption du chaos. Il nous appartient donc, nous qui vivons dans l’interregnum, l’interrègne, selon la formule de Giorgio Locchi, de préparer dès maintenant la conception du monde de l’après-catastrophe. Elle pourrait être centrée sur l’archéofuturisme. Mais il faut donner contenu à ce concept.

Il faut redonner au mot “archaïque” son vrai sens, positif et non péjoratif selon la signification du substantif grec archè qui signifie à la fois “fondement” et “commencement”, autrement dit “impulsion fondatrice”. Il a également le sens de “ce qui est créateur et immuable” et se réfère à la notion centrale d”‘ordre”. Attention “archaïque” n’est pas “passéiste”, car le passé historique a produit la modernité égalitaire qui échoue, et donc toute régression historique serait absurde. C’est la modernité qui appartient déjà à un passé révolu. L’archaïsme est-il un traditionalisme ? Oui et non. Le traditionalisme prône la transmission des valeurs et, à juste titre, combat les doctrines de “table rase”. Mais tout dépend quelles traditions on transmet. On ne saurait accepter n’importe quelle tradition, par exemple celles des idéologies universalistes et égalitaires ou celles qui sont figées, muséographiques, démobilisantes. Ne convient-il pas de sélectionner entre les traditions (les valeurs transmises) celles qui sont positives de celles qui sont nuisibles ? (…)

Les enjeux qui agitent le monde actuel et qui menacent de catastrophe la modernité égalitaire sont déjà d’ordre archaïque le défi religieux de l’islam ; les batailles géopolitiques et océano-politiques pour les ressources rares, agricoles, pétrolières, halieutiques ; le conflit Nord-Sud et l’immigration de colonisation vers l’hémisphère Nord ; la pollution de la planète et le heurt physique entre les souhaits de l’idéologie du développement et la réalité. Tous ces enjeux nous replongent vers les questions immémoriales. Envoyés aux oubliettes les débats politiques quasi théologiques des XIX et XX siècles, qui n’étaient que discours sur le sexe des anges (…)

D’autre part, comme le pressentit le philosophe Rayrnond Ruyer, détesté par l’intelligentsia de la rive gauche, dans ses deux ouvrages-clés, Les nuisances idéologiques et Les cents prochains siècles, la parenthèse des XIX et XX siècles une fois refermée, les hallucinations de l’égalitarisme ayant sombré dans la catastrophe, l’humanité en reviendra aux valeurs archaïques, c’est-à-dire tout simplement biologiques et humaines (anthropologiques) : séparation sexuelle des rôles, transmission des traditions ethniques et populaires, spiritualité et organisation sacerdotale, hiérarchies sociales visibles et encadrantes, culte des ancêtres, rites et épreuves initiatiques, reconstruction des communautés organiques imbriquées de la sphère familiale au peuple, désindividualisation du mariage et des unions qui doivent impliquer la communauté autant que les époux, fin de la confusion entre érotisme et conjugalité, prestige de la caste guerrière ; inégalité des statuts sociaux, non pas implicite, ce qui est injuste et frustrant, comme aujourd’hui dans les utopies égalitaires, mais explicite et idéologiquement légitimée ; proportionnalité des devoirs aux droits ; dict de la justice selon les actes et non selon les hommes, ce qui responsabilise ces derniers ; définition du peuple et de tout groupe ou corps constitué comme communauté diachronique de destin et non comme masse synchronique d’atomes individuels, etc.

Bref, les siècles futurs, dans le grand mouvement de balancier de l’histoire que Nietzsche nommait “l’éternel retour de l’identique”, en reviendront d’une manière ou d’une autre à ces valeurs archaïques. Le problème, pour nous, Européens, est de ne pas, par pusillanimité, nous les laisser imposer par l’Islam – ce qui est train, subrepticement, de se passer -, mais de nous les réimposer à nous-mêmes, en puisant dans notre mémoire historique.

Récemment, un grand patron de presse français – que je ne puis nommer -, connu pour ses sympathies gaucho-libérales, me faisait, en substance, la remarque désabusée suivante : ” Les valeurs de l’économie de marché sont perdantes à terme contre celles de l’islam, car elles sont exclusivement fondées sur la rentabilité économique individuelle, ce qui est inhumain et éphémère.” A nous de faire en sorte que ce ne soit pas l’islam qui nous impose l’inévitable retour au réel.
Évidemment, l’idéologie aujourd’hui hégémonique – mais sans doute plus pour très longtemps – regarde comme diaboliques ces valeurs. Exactement comme un fou paranoïaque voit le psychiatre qui le soigne sous les traits du démon. En réalité ce sont des valeurs de justice. Conformes à la nature humaine immémoriale, ces valeurs archaïques refusent l’erreur de l’émancipation de l’individu, commise par la philosophie des Lumières qui aboutit à l’esseulement de cet individu et à la barbarie sociale. Ces valeurs archaïques sont ]ustes au sens des anciens Grecs parce qu’elles prennent l’homme pour ce qu’il est, un zoon politicon (“animal social et organique inséré dans la cité communautaire”) et non pour ce qu’il n’est pas, un atome asexué et isolé muni de pseudo-droits universels et imprescriptibles.

Concrètement, ces valeurs anti-individualistes permettent la réalisation de soi, la solidarité active, la paix sociale, là où l’individualisme pseudo-émancipateur des doctrines égalitaires n’aboutit qu’à la loi de la jungle.

La «Convergence des catastrophes»

Jadis, maintes civilisations se sont écroulées, mais il s’agissait de désastres régionaux qui ne concernaient pas toute l’humanité. Aujourd’hui, pour la première fois dans l’Histoire, une civilisation mondiale, extension planétaire de la civilisation occidentale, est menacée par des lignes convergentes de catastrophes qui résultent de l’application de ses propres projets idéologiques. Une série d’enchaînements dramaturgiques convergent vers un point fatidique, que j’estime au début du 21ème siècle, entre 2010 et 2020, pour précipiter ans le chaos le monde que nous connaissons, avec l’ampleur d’un séisme civilisationnel. Les «lignes de catastrophes» concernent l’écologie, la démographie, l’économie, la religion, l’épidémiologie et la géopolitique.

La civilisation actuelle ne peut pas durer. Ses fondements sont contraires au réel. Elle se heurte, non pas à des contradictions idéologiques — qui sont toujours surmontables — mais pour la première fois, à un mur physique. La vieille croyance aux miracles de l’égalitarisme et de la philosophie du progrès, qui sous-entendait que l’on pouvait obtenir toujours plus, le beurre et l’argent du beurre, a fait long feu. Cette idéologie angélique a débouché sur un monde de moins en moins viable.

La modernité initie la convergence des catastrophes

Pour définir le contenu d’un éventuel archéofuturisme, il faut résumer la critique fondamentale à faire de la modernité. Issue de l’évangélisme laïcisé, du mercantilisme anglo-saxon et de la philosophie individualiste des Lumières, la modernité a réussi à établir son projet planétaire, fondé sur l’individualisme économique, l’allégorie du Progrès, le culte du développement quantitatif, le «droit-de-l’hommisme» abstrait, etc. Mais c’est une victoire à la Pyrrhus car le projet réussi de cette conception-du-monde de s’arroger le Règne de la Terre entre en crise avant de s’effondrer, probablement au début du prochain siècle. La roche tarpéienne est près du Capitole.

Résumons brièvement la nature de ces lignes-de-catastrophes:

1) La première est la cancérisation du tissu social européen. La colonisation de peuplement de l’hémisphère Nord par les peuples du Sud, de plus en plus importante en dépit des affirmations rassurantes des médias, est lourde de situations explosives, surtout associées à l’effondrement des Eglises en Europe, devenue terre de conquête pour l’Islam; l’échec de la société multiraciale, toujours plus multiraciste et néo-tribale; la progressive métamorphose ethno-anthropologique de l’Europe, véritable cataclysme historique; le retour du paupérisme à l’Ouest comme à l’Est; la progression lente mais constante de la criminalité et de la consommation de stupéfiants; l’effritement continu des structures familiales; le déclin de l’encadrement éducatif et de la qualité des programmes scolaires; le grippage de la transmission des savoirs culturels et des disciplines sociales (barbarisation et décompétence); la disparition de la culture populaire au profit d’un abrutissement des passes passivisées par l’électro-audiovisuel (Guy Debord s’est suicidé parce qu’il avait vu trop juste dans sa Société du Spectacle, rédigé en 1967); le déclin continu des tissus urbains ou communautaires au profit de zones péri-urbaines floues sans lisibilité ni cohérence, ni légalité, ni sûreté; l’installation, en France particulièrement, d’une situation endémique d’émeutes urbaines — un Mai rampant en plus grave; la disparition de toute autorité civile dans les pays de l’ancienne URSS en proie au déclin économique.

Tout cela se déroule au moment où les Etats-nations voient décliner leur autorité souveraine, sans parvenir à enrayer paupérisme, chômage, criminalité, immigration clandestine, puissance montante des mafias et corruption des classes politiques; et au moment où les élites créatrices et productives, en proie au fiscalisme et à une surveillance économique accrue, sont tentées par le grand voyage américain. Une société de plus en plus égoïste et sauvage, en voie de primitivisme, paradoxalement dissimulée et compensée par le discours de la «morale unique», angélique et pseudo-humaniste, voilà ce qui se remarque de plus en plus, année après année, jusqu’au point de rupture.

2) Mais ces facteurs de rupture sociale en Europe seront aggravés par la crise économico-démographique qui ne fera qu’empirer. Dès 2010, le nombre d’actifs sera insuffisant pour fiancer les retraités du «papy-boom». L’Europe croulera sous le poids des vieillards; or des pays vieillissants voient leur économie ralentie et handicapée par le financement des dépenses de santé et des retraites de citoyens improductifs; de plus, le vieillissement assèche le dynamisme techno-économique. L’idéologie égalitaire de la (vieille) modernité a empêché de porter remède à cette situation, du fait de deux dogmes: d’abord l’anti-natalisme (cet ethno-masochisme) qui censura les tentatives de redressement volontariste de la natalité; ensuite le refus égalitariste de passer du système de sécurité sociale de répartition au système de capitalisation (fonds de pension). Bref, nous n’avons encore rien vu. Le chômage et la paupérisation empireront, tandis qu’une classe minoritaire, branchée sur les marchés mondiaux, appuyée par la classe des fonctionnaires et salariés protégés, prospérera. L’horreur économique est au rendez-vous. L’égalitarisme, par effet pervers, prouvant par là qu’il est l’inverse de la justice au sens platonicien, fabrique des sociétés d’oppression socio-économique. L’Etat-providence social-démocrate, fondé sur le mythe du Progrès, s’effondrera aussi sûrement, mais dans un plus grand fracas que le système communiste. L’Europe est en voie de tiers-mondisation. La crise est devant nous, ou plutôt la rupture des verrous de l’édifice socio-économique qui tient lieu de civilisation.

L’Amérique, immense continent voué aux migrations pionnières et habitué à une culture brutale et à un système conflictuel de ghettos ethniques et économiques, apparaît moins vulnérable que l’Europe. Elle peut encaisser une rupture d’équilibre. Tout au moins sur le plan de la stabilité sociale, car elle n’échappera pas à un éventuel maelström général.

3) Troisième ligne dramaturgique de catastrophe de la modernité: le chaos du Sud. En s’industrialisant contre leurs cultures traditionnelles, les pays du Sud, en dépit d’une croissance trompeuse et fragile, ont créé chez eux un chaos social qui va s’aggravant. Les récents événements d’Indonésie en sont un intersigne. L’homme d’affaires franco-anglais Jimmy Goldsmith, reniant avec perspicacité sa famille de pensée, l’avait parfaitement analysé: émergence de métropoles-champignons gigantesques (Lagos, Mexico, Rio, Calcutta, Kuala-Lumpur …) qui deviennent des jungles infernales: coexistence d’un paupérisme qui tient de l’esclavage avec de riches et insolentes bourgeoisies autoritaires et minoritaires appuyées par des «armées de police» destinées à la répression intérieure; destruction accélérée de l’environnement; montée des fanatismes socio-religieux, etc. Les pays du Sud sont des poudrières. Les génocides récents de l’Afrique centrale, la montée en Inde, Malaisie, Indonésie, Mexique, etc., de conflits civils violents (appuyés ou pas sur l’extrémisme religieux et souvent attisés par les Etats-Unis) ne constituent que l’avant-goût d’un avenir sombre. L’idéologie égalitaire dissimule cette réalité en se félicitant d’un «progrès de la démocratie» dans les pays du Sud. Discours trompeur, car il s’agit de simulacres de démocraties. Et puis, est-ce que la «démocratie» du modèle helléno-européen, par effet pervers (l’hétérotélie de Monnerot), par incompatibilité mentale, n’est pas lourde tragédies si on l’applique de force aux cultures du Sud? Bref, la greffe du modèle socio-économique occidental dans les pays du Sud s’avère explosif.

4) Quatrième ligne de catastrophe, récemment expliquée par Jacques Attali: la menace d’une crise financière mondiale, qui serait beaucoup plus grave que celle des années trente et entraînerait une récession générale. La chute des bourses et des monnaies est-asiatiques, comme la récession qui frappe cette région, en serait le signe avant-coureur. Cette crise financière aurait deux causes: a) beaucoup trop de pays sont endettés par rapport aux capacités bancaires créditrices mondiales; et pas seulement les pays pauvres. Le service de la dette des nations européennes est préoccupant. b) L’économie mondiale repose de plus en plus sur la spéculation et la logique des flux de placements rentables (bourses, sociétés fiduciaires, fonds de pensions internationaux, etc.); cette prévalence du monétarisme spéculatif sur la production fait courir le risque d’une «panique générale» en cas d’effondrement des cours dans un secteur: les spéculateurs internationaux retirant leurs avoirs, l’économie mondiale se trouverait «déshydratée», avec des investissements en chute libre, du fait de l’effondrement du marché des capitaux où les firmes industrielles et les Etats empruntent. La conséquence: une récession globale et brutale, funeste pour une civilisation qui repose entièrement sur l’emploi économique.

5) Cinquième ligne de catastrophe: la montée des fanatismes intégristes religieux, principalement l’Islam, mais pas seulement, puisque les polythéistes indiens s’y mettent … Le surgissement de l’Islam radical est le contrecoup des excès du cosmopolitisme de la modernité qui voulut imposer au monde entier le modèle de l’individualisme athée, le culte de la marchandise, la déspiritualisation des valeurs et la dictature du spectacle. Par réaction à cette agression, l’Islam s’est radicalisé, en même temps qu’il redevenait dominateur et conquérant, conformément à sa tradition. Sa pratique globale ne cesse d’augmenter, au moment où le christianisme, qui a perdu toute agressivité prosélyte, décline — même en Amérique du Sud et en Afrique noire — par suite du suicide que fut le Concile Vatican II, la plus grande gaffe théologique de l’histoire des religions. En dépit des dénégations rassurantes des médias occidentaux, l’Islam radical progresse partout comme un incendie et menace de nouveaux pays: Maroc, Tunisie, Egypte, Turquie, Pakistan, Indonésie, etc. Conséquences: guerres civiles à venir dans les pays bi-religieux, comme l’Inde; affrontements en Europe — surtout en France et en Grande-Bretagne — où l’Islam risque de devenir dans vingt ans la première religion pratiquée, et multiplication de crises internationales impliquant les Etats islamiques, dont certains pourront détenir des armes nucléaires «sales». A ce propos, il faut dénoncer la niaiserie de tous ceux qui croient qu’un «islam occidentalisé et respectueux de la laïcité républicaine» est possible. Il est impossible, parce que l’Islam est consubstantiellement théocratique et rejette l’idée de laïcité. Le conflit semble inévitable. Hors d’Europe et en Europe.

6) Un affrontement Nord-Sud, aux racines théologico-ethniques, se profile. Il remplace, avec une probabilité accrue, le risque, pour l’instant conjuré, d’un conflit Est-Ouest. Nul ne sait la forme qu’il prendra, mais il sera grave, car fondé sur des enjeux et des sentiments collectifs bien plus forts que l’ex-polarité polémique Etats-Unis / URSS, capitalisme / communisme, de nature artificielle. Les puissantes racines de cette menace sont, tout d’abord, le ressentiment tenace, refoulé et dissimulé des pays du Sud face à leurs anciens colonisateurs. La racialisation des discours est impressionnante. Récemment un Premier ministre asiatique a traité le gouvernement français de «raciste» au terme d’un litige économique banal où un investisseur italien avait été préféré à une entreprise de son pays. Cette racialisation des rapports humains, conséquence concrète (hétérotélique) du cosmopolitisme «antiraciste» de la modernité, se remarque évidemment aussi en Occident: le leader musulman noir américain Farrakhan, comme les groupes de rap aux Etats-Unis et en France (NTM, Ministère Amer, Doc’Gynéco, Black Military, etc.) ne cessent d’en appeler subrepticement à une «vengeance contre les Blancs» et à la désobéissance civile. Le cosmopolitisme égalitaire a paradoxalement installé le racisme globalisé, pour l’instant sous-jacent et implicite, mais pas pour longtemps.

Mis en présence, au contact les uns des autres dans la «ville globale» qu’est devenue la Terre, les peuples se préparent à s’affronter. Et c’est l’Europe, victime d’une colonisation de peuplement, qui risque d’en être le champ de bataille principal. Et ceux qui prétendent que le métissage général est l’avenir de l’humanité se trompent: ce dernier ne sévit qu’en Europe. Les autres continents, principalement l’Asie et l’Afrique, forment de plus en plus des blocs ethniques imperméables qui exportent le surplus de leurs populations, mais n’en importent pas.

Point capital: l’Islam devient l’étendard emblématique de cette révolte contre le Nord, revanche freudienne contre «l’impérialisme occidental». Dans l’inconscient collectif des peuples du Sud s’installe cette idée-force: «les mosquées s’installent en terre chrétienne». Vieille revanche des Croisades, retour de l’archaïque, retour de l’histoire, comme un boomerang. Les intellectuels — musulmans ou occidentaux — qui prétendent que le fondamentalisme conquérant et intolérant n’est pas l’essence de l’Islam se trompent lourdement. L’essence de l’Islam, comme celle du christianisme médiéval, c’est le totalitarisme théocratique impérial. Quant à ceux qui se rassurent en expliquant doctement que les pays musulmans sont «désunis», qu’ils sachent simplement qu’ils sont moins désunis entre eux que ligués contre un adversaire commun, surtout quand surgiront les cas d’urgence. Cette colonisation du Nord par le Sud apparaît comme un colonialisme mou, sans franchise, appuyé par des appels à la pitié, à l’asile, à l’égalité. C’est la «stratégie du renard» (opposée à celle du lion) notée par Machiavel. Mais en réalité le colonisateur, qui se justifie par l’idéologie occidentale et «moderne» de sa victime, dont il feint d’adopter les valeurs, ne les partage nullement. Il est anti-égalitaire, dominateur (en se prétendant dominé et persécuté), revanchard et conquérant. Belle ruse d’une mentalité restée archaïque. Pour le contrer, ne s’agirait-il pas de redevenir mentalement archaïque et de se débarrasser du handicap démobilisateur de l’humanisme «moderne»?

Autre fondement d’un conflit Nord-Sud: un litige politico-économique global. Guerre pour les marchés et les ressources rares en voie d’épuisement (eau potable, réserves halieutiques, etc.), refus des quotas de dépollution par les pays nouvellement industrialisés du Sud, exigence de ces derniers de déverser leurs surplus de population vers le Nord. Dans l’histoire, ce sont les schémas simples qui s’imposent. Un Sud complexé, pauvre, jeune, démographiquement prolixe, fait pression sur un Nord moralement désarmé et vieillissant. Et n’oublions pas que le Sud se dote d’armes nucléaires alors que le Nord pusillanime n’a que les mots «désarmement» et «dénucléarisation» à la bouche.

7) Septième ligne de catastrophe: le développement d’une pollution incontrôlée de la planète, qui ne menace pas cette dernière (elle a encore quatre milliards d’années devant elle et peut reprendre à zéro toute l’évolution), mais la survie physique de l’humanité. Cet effondrement de l’environnement est le fruit du mythe libéralo-égalitaire (mais jadis aussi soviétique) du développement industriel universel et d’une économie énergétique pour tous. Fidel Castro, pour une fois bien inspiré, déclarait dans son discours à l’OMS à Genève le 14 mai 1997:

Le climat change, les mers et l’atmosphère se réchauffent, l’air et les eaux se contaminent, les sols s’érodent, les déserts s’étendent, les forêts disparaissent, l’eau se fait rare. Qui sauvera notre espèce? Les lois aveugles et incontrôlables du marché? La mondialisation néolibérale? Une économie qui croît en soi et pour soi comme un cancer qui dévore l’homme et détruit la nature? Ceci ne peut être la voie, ou bien ne le sera que pendant une période très brève de l’Histoire.

On ne saurait mieux dire …

Fidel Castro, en prononçant ces paroles prophétiques, devait avoir en tête l’arrogance irresponsable des Etats-Unis qui refusent de réduire (sommets de Rio, puis de Tokyo) leurs émissions de dioxyde de carbone. Mais aussi ce «marxiste paradoxal» pensait-il à l’adhésion de tous les peuples au modèle du profit marchand pur et à court terme, qui pousse à polluer, à déforester, à dévaster les réserves halieutiques océanes, à piller les ressources fossiles ou végétales, sans aucune planification globale? Fidel Castro en appelle ici sans le savoir, non au marxisme, aussi dévastateur que le libéralisme, mais à l’antique sagesse justicialiste platonicienne.

8) Il convient d’ajouter: que la «toile de fond» de ces sept lignes catastrophiques convergentes est saturée de facteurs aggravants, d’accélérateurs, pourrait-on dire. En vrac: la fragilisation des systèmes techno-économiques par l’informatique (le fameux bug de l’an 2000); la prolifération nucléaire en Orient asiatique (Chine, Inde, Pakistan, Irak, Iran, Israël, Corée, Japon …) de la part de pays en intense rivalité, aux réactions nerveuses et imprévisibles; l’affaiblissement des Etats face au pouvoir des mafias qui contrôlent et amplifient le commerce des drogues (naturelles et de plus en plus chimio-génétiques), mais s’appuient aussi sur de nouveaux secteurs économiques allant de l’armement à l’immobilier en passant par l’agro-alimentaire; ces mafias internationales, avertissait un récent rapport de l’ONU, disposent de moyens supérieurs à ceux des instances internationales répressives. N’oublions pas non plus le retour des maladies virales et microbiennes archaïques: le mythe de l’immunité sanitaire s’effondre. Le Sida en fut la première brèche. Nous sommes menacés, du fait notamment de l’affaiblissement mutagène des antibiotiques et de l’intensité des déplacements humains, par le retour d’un désordre sanitaire mondial. Récemment, à Madagascar, quatorze cas de peste pulmonaire ne purent être traités.

Bref, n’y a-t-il pas toutes les raisons de penser que la modernité va droit au mur et que l’accident planétaire est irréversible? Peut-être pas. Mais peut-être … L’essence de l’Histoire, son moteur, n’est-ce pas le carburant de la catastrophe? Mais là, pour la première fois, la catastrophe risque d’être globale dans un monde globalisé. Robert Ardrey, brillant éthologue et dramaturge américain, prophétisait en 1973: «Le monde moderne ressemble à un train de munitions qui fonce, dans le brouillard, par une nuit sans lune, tous feux éteints».

Ces catastrophes annoncées sont le fruit direct de l’indécrottable croyance aux miracles de la modernité: pensons au mythe du niveau de vie élevé possible pour tous à l’échelle planétaire, et à la généralisation d’économies à fortes consommations énergétiques. Le paradigme de l’égalitarisme matérialiste dominant — une société de consommation «démocratique» pour dix milliards d’hommes au 21ème siècle sans saccage généralisé de l’environnement — est une utopie à l’état brut.

Cette croyance onirique se heurte à des impossibilités physiques. La civilisation qu’elle a produite ne pourra donc pas durer longtemps. Paradoxe du matérialisme égalitaire: il est idéaliste et matériellement irréalisable. Et ce, pour des raisons sociales (il déstructure les sociétés) et surtout écologiques: la planète ne pourra physiquement supporter le développement général d’économies hyper-énergétiques accessibles à tous les humains. Les «progrès de la science» ne sont pas au rendez-vous. Il ne faut pas rejeter la techno-science, mais la recentrer dans une perspective inégalitaire. Nous verrons cela plus loin …

Le problème n’est donc plus de savoir si la civilisation planétaire érigée par la modernité égalitaire va s’effondrer, mais quand. Nous sommes donc en situation d’état d’urgence (l’Ernstfall dont parlait Carl Schmitt en expliquant que l’égalitarisme libéral n’avait jamais compris ni intégré cette notion capitale, puisqu’il pense le monde de manière providentielle et miraculeuse, dominé par la ligne ascendante du progrès-développement). La modernité et l’égalitarisme n’ont jamais envisagé leur fin, jamais reconnu leurs erreurs, jamais su que les civilisations étaient mortelles. Pour la première fois, il y a une certitude: un ordre global de civilisation est menacé d’effondrement parce que fondé sur un paradoxal et bâtard matérialisme idéaliste. On demande une nouvelle vision du monde pour la civilisation de l’après-catastrophe.

C’est au bord du gouffre que les populations européennes réagiront à ce qui leur arrive. Quand l’hédonisme économique sera brisé. Il ne faut pas attendre de solutions efficaces avant une catastrophe prévisible. C’est le consumérisme, le confort, les innombrables «commodités» de la société de consommation, l’ahurissement de la société du spectacle, qui ont brisé les ressorts de la résistance. Affaiblissement par une mollesse de vie, un individualisme débridé, et par des rêves audiovisuels et publicitaires d’une existence et d’expériences oniriques et virtuelles. Ce que l’anthropologue Arnold Gehlen nommait les «expériences de seconde main». De l’opium socio-économique. Mais cette société, fondée sur la conspicuous consumption («consommation ostentatoire»), comme l’avait noté Thorstein Veblem au début du siècle, a sapé ses propres fondements économiques et sociaux. Elle a détruit ses rêves de liberté, d’émancipation, d’égalité, de justice et de prospérité en les poussant si loin, jusqu’à l’absurde, que par un effet boomerang, elle n’est plus capable de résister aux crises financières, aux délinquances, aux séismes sociaux qu’elle a générés. Phénomène de retournement dialectique bien décrit par Marx et par Jules Monnerot. Cette société a provoqué un affaiblissement anthropologique global, où toutes les défenses immunitaires s’effondrent. Le remède n’en sera que plus fort et douloureux. Nous nous avançons vers une Révolution à coté de laquelle la Révolution russe n’aura été qu’un petit chahut.

L’imposture ecologiste

En France comme en Allemagne, le paradoxe des écologistes politiques, c’est qu’ils font de la politique, mais pas d’écologie. On chercherait en vain dans leurs programmes de véritables propositions écologiques, comme l’organisation continentale du «ferroutage» (les camions sur trains, non plus sur autoroute) ou la production de véhicules non polluants (GPL, électrique, etc), ou la lutte contre le «mitage» (dispersion de l’habitat en zones naturelles), l’épandage de lisier, la pollution phréatique des grands aquifères, l’épuisement halieutique des plateaux continentaux, les additifs alimentaires chimiques, l’excès d’insecticides, de pesticides, etc. A chaque fois que j’ai évoqué ces questions précises et concrètes avec un représentant des Verts, j’ai eu l’impression qu’elles ne le concernaient pas vraiment et qu’il ne les avait même jamais creusées.

C’est que, m’a avoué un jour discrètement Brice Lalonde, la cible des Verts est le nucléaire diabolisé de manière magique, car assimilé à la «bombe atomique». Or leur objectif explicite de fermeture du parc nucléaire implique la remise en fonctionnement de centrales au fioul et au charbon autrement plus polluantes et dangereuses (et plus chères) que les centrales nucléaires et leurs aléas (déchets et risques d’aérosols radioactifs type Tchernobyl). La lutte anti-nucléaire est donc anti-écologique. Contre les marées noires et les émissions de dioxyde de carbone, les Verts donnent peu de la voix; contre le moindre incident sans gravité dans une centrale, c’est un concert de hurlements. Seulement voilà: les Verts n’osent pas s’en prendre au lobby pétrolier mondial qui, sans aucun doute, crache au bassinet pour intensifier la lutte anti-nucléaire. Le lobby nucléaire national est un ennemi beaucoup plus confortable.

Il n’existe pas d’énergie non souillante et, à ce jour, le nucléaire est la moins sale des énergies industriellement maîtrisables. Il est extraordinaire de penser que, pour remplacer l’énergie la moins polluante, les Verts en arrivent (comme en Suède) à recourir à la réactivation des énergies fossiles les plus polluantes. Les cinq sources d’énergies peu salissantes alternatives au nucléaire (géothermique, solaire, éolienne, marémotrice, hydraulique) sont techniquement dans l’impossibilité de fournir les mégawatts nécessaires à un pays industriel.

Comme l’extrême-gauche dans le domaine économique et social, les Verts se contentent de critiquer et de démolir. Jamais aucune étude, aucune proposition sérieuse n’émane de leurs rangs pour améliorer et rentabiliser les sources d’énergie précitées, assez propres, ou en imaginer d’autres. Par exemple: décentraliser la production d’électricité en installant sur tous les fleuves des dynamos immergées, version contemporaine des antiques moulins à eau, ou en construisant au large des côtes ventées des plates-formes éoliennes selon le concept d’une société hollando-flamande.

Les mesures concrètes prises par les Verts au pouvoir sont souvent à se tordre de rire, comme l’annulation du percement du canal Rhin-Rhône obtenue par Madame Voynet. En conséquence: l’augmentation du trafic de marchandises par camions, entre la mer du Nord et la Méditerranée, engorgera davantage la route, voie la plus coûteuse et la plus polluante.

En réalité, les Verts ne se préoccupent absolument pas d’écologie. C’est un simple prétexte. A preuve: ils se dépensent sans compter, en Allemagne et en France, pour défendre les naturalisations, la régularisation des clandestins, pour empêcher les expulsions légales, etc, mais bien peu pour défendre la cause écologique. L’écologie est le cache-sexe du gauchisme.

L’écologie politique, comme on l’a vu avec les campagnes de Greenpeace, est une vaste imposture. Elle constitue un des innombrables déguisements — comme les associations caritatives et humanitaires ou culturelles — dont se sert l’extrême-gauche politique pour avancer ses pions et pallier son absence profonde de tout projet socio-économique alternatif.

A propos du Front National

Je suis en désaccord sur plusieurs points avec le programme affiché du Front national, notamment sa stratégie européenne, sa doctrine économique et son nationalisme jacobin latent. Mais, comme l’écrivit Baudrillard – ce qui lui valut l’ostracisme brutal de la classe intello-médiatique – le FN est le seul parti authentiquement révolutionnaire depuis l’après-guerre. Sa visée est clairement le renversement global du système. On peut toujours discuter de la tactique, des points particuliers de la doctrine, mais l’essentiel est l’unité d’une vision du monde globale. Le Front national, malgré ses défauts, ses erreurs tactiques, ses querelles intestines, ses approxi-mations et contradictions idéologiques, est devenu ” intouchable “.

Il est criminalisé par la classe intello-médiatique et la bourgeoisie bien-pensante. Pourquoi ? Parce qu’il est “raciste”, “fasciste”, d”‘extrênie droite”, “anti-républicain” ? Nullement. Ces accusations de fausses vierges effarouchées ne sont que des prétextes. Outre qu’on cher-cherait en vain dans son programme des éléments empeuntes aux doctrines précitées, ses accusateurs les plus virulents appartiennent à des courants de pensée y compris Jospin et 50% des ministres socialistes – qui ont sciemment, pendant des décades entières, pactisé avec le communisme totalitaire.

Les vraies raisons de l’ostracisme anti-FN sont ailleurs. Le Front national est un empêcheur de tourner en rond :
1) Il brise – en la dévoilant et en ne la pratiquant pas – la règle du jeu de la classe politique, c’est-à-dire le carriérisme, appuyé sur le pacte pseudo–républicain gauche-droite, fait de fausses détestations et de vraies connivences.
2) Il fait de la politique là où il était convenu qu’on fit des affaires.

3) Il a des idées et pousse au débat, là où il est entendu que les idées sont dangereuses (parce qu’elles divisent et réveillent l’esprit du peuple) et qu’on ne remet pas impunément en cause un système fondé sur la décérébration de ce dernier par les élites de la société du spectacle.

4) Il exige du pouvoir des solutions concrètes aux difficultés pratiques, là ou il semblait évident qu’un gouvernement doit “communiquer” et manœuvrer pour être réélu et non pas “réussir pour convaincre”.

5) Il rompt la loi du silence et dit au Roi qu’il est nu, en osant révéler une vérité sociale et politique catastrophique.

Bref, le Front national est diabolisé, non point pour d’hypocrites raisons morales, mais parce qu’il est trop démocratique et trop poli-tique, parce qu’il menace directement la carrière de politiciens influents, de partis institués, de lobbies les plus divers, par le danger permanent qu’il fait peser de convaincre le peuple”. Le Front national n’est pas diabolisé et combattu, avec un acharnement souvent illégal, parce qu’il “menacerait la République”, mais parce qu’il menace les pseudo-républicains. Il n’est pas agressé parce que ses valeurs sont inacceptables, mais parce qu’il a des valeurs et que, ça, c’est inacceptable.
Bien que je sois loin de partager nombre de points particuliers de son programme, je dois reconnaître qu’il représente la première force en Europe qui incarne implicitement cette idée mortelle pour le système : de la Résistance a la Révolution. Les fausses élites, usurpatrices de la République, tentent d’abattre et de bâillonner le Front, parce qu’il veut rétablir le contrat moral entre le peuple et ses dirigeants. On l’inculpe donc d’immoralité. Mais les faits trancheront. La classe politico-médiatique ne parvient pas à les infléchir. Alors, la seule voie qui lui reste, plutôt que d’interdire le Front national abolir le peuple. Elle s’emploie à le faire. Et l’immigration est une de ses armes. Mais c’est une arme à double tranchant, car, au risque de me répéter, elle a oublié un facteur essentiel : l’Islam.

Source de l’immigrationnisme

Pourquoi cette propension, dans toutes les gauches, à favoriser l’immigration et – plus on est à gauche – de manière de plus en plus débridée ? Les arguments avancés sont entachés de sophisme et de ridicule.

1) Pour l’honneur de la France, terre d’accueil, patrie des Droits de l’homme dont le devoir est de recueillir miséreux et réfugiés. Être patriote consiste donc à faire supporter aux nationaux le coût d’allogènes qui bénéficient de plus de sollicitudes publiques que les citoyens de souche. Être patriote consiste aussi, c’est bien connu, à métamorphoser, en une génération, le substrat anthropologique, ethnique et culturel de son pays, phénomène jamais vu dans l’Histoire des Gaules et de la France.
2) Deuxième raison avancée : les immigrés dynamisent l’économie. Dans les années soixante, quand un patronat irresponsable et à courte vue, avec la complicité des syndicats, allait recruter à l’étranger de la main-d’reuvre docile à bon marché, plutôt que d’investir pour abaisser les coûts et d’augmenter la productivité en rémunérant correctement des travailleurs français, cet argument économique n’était même pas recevable. Aujourd’hui, le coût de l’immigration est colossal.
3) Troisième raison produite : la natalité française de souche n’est plus capable de renouveler les générations, donc les immigrés sont nécessaires. Magnifique sophisme : pourquoi ne pas plutôt prendre des mesures pour relancer la natalité des Français de souche ? Parce que le natalisme est un péché politique et idéologique. Nous touchons précisément là les deux véritables raisons de l’immigrationnisme. La première, psycho-idéologique ; la seconde, de pur calcul politicien.
Première cause: la gauche qui pilote l’immigrationnisme et y entraîne une droite culpabilisée, ressent dans ses fibres idéologiques et morales, un sentiment, un complexe binaire: xénophilie et ethno-masochisme, idéalisation de l’étranger afro-asiatique et haine de sa propre lignée. Cela s’apparente à l’ancien syndrome bien connu des bourgeois marxistes anti-bourgeois, des s éminaristes défroqués anti-cléricaux ou des Juifs antisémites. Si l’on se livrait à une psychanalyse politique des idéologues de gauche, on découvrirait que, dans leur esprit, l”‘homme blanc” est intrinsèquement coupable, frappé du péché ineffaçable et impardonnable d’avoir exploité l’homme extra-européen (colonialisme, racisme, etc.).
L’immigrationnisme et les théories de la société multiraciale et métissée sont donc un travail d’expiation. Il faut réparer nos torts et disparaître en tant que peuples homogènes. Il faut nous laisser coloniser, dominer. (Quand je dis “nous”, il ne s’agit pas d”‘eux” personnellement, les idéologues de la gauche, mais de ces détestables masses populaires de souche européenne). Un exemple parmi tant d’autres: je fréquente beaucoup, pour des raisons professionnelles, les milieux du show-business. Au cours d’une interview de la belle et talentueuse Béatrice Dalle, lookée à gauche toute, style pseudo-rebelle, je lui demande: « Pourquoi tu n’as pas d’enfant(s) ». Réponse: « Ça me gonfle. Mais j’adore les gosses. J’en adopterais bien, si c’est possible. » Question : « Justement, tous ces petits Roumains et Ukrainiens sans famille, ça ne te tente pas ? » Réponse, sans commentaire: Non. Je ne veux pas adopter d’Européens. Uniquement des enfants de couleu1; d’Afrique ou d’Asie. » Quel beau terrain pour un psychanalyste : l’ethno-masochisme et la xénophilie de la gauche seraient-ils sous- tendus par une obsession raciale ?

La seconde raison de l’immigrationnisme tient à un simple calcul électoral et démographique. Les sondages des renseignements généraux indiquent que, du fait des naturalisations et du droit du sol comme du laxisme migratoire, l’électorat d’origine immigrée ne cesse de croître en proportion. Or, les électeurs de cette origine votent en grande majorité pour les socialistes et l’extrême-gauche, censés les “protéger”, alors que leur vivier électoral naturel, les classes populaires françaises de souche, les délaissent au profit du Front national notamment. Le calcul est simplissime : a) augmenter dans la population l’électorat immigré, b) faciliter l’accès au scrutin par l’inscription automatique (et non volontaire et “citoyenne”) sur les listes électorales. C’est un calcul à court terme mais c’est un bon calcul carriériste pour les politiciens de gauche et d’extrême- gauche: s’assurer une majorité durable pour conserver le pouvoir. Pour des raisons démographiques, l’électorat de droite n’est plus majoritaire pour très longtemps. Le peuple ne convient pas, il convient donc de changer de peuple.

Préférence nationale : ambiguïté

Le débat sur la “préférence nationale” ressemble à celui sur le monstre du Loch Ness; il porte sur un objet évanescent. La gauche et la droite dite républicaine, considèrent donc comme fascisante et discriminatoire la notion de préférence nationale. Les municipalités qui fournissent une allocation de naissance aux conjoints français sont mises hors-la-loi comme les associations caritatives qui limitent leur assistance aux citoyens français. Pourtant, cette préférence nationale gouverne constitutionnellement les embauches aux emplois civils et militaires. La Constitution est donc fascisante et discriminatoire; pourquoi donc ne la réforme-t-on pas d’urgence sur cette matière ? Le droit international est tout entier fondé sur cette notion de préférence nationale. Elle est appliquée par tous les pays du monde qui privilégient systématiquement leurs ressortissants, notamment en matière d’emploi. Mais tous les pays du monde, à l’exception de la France, doivent être fascistes. Comme étaient fascistes les lois de préférence nationale votées, sous Léon Blum, par le parlement du Front populaire !

En réalité dans cette affaire, les adversaires comme les défenseurs de la préférence nationale sont victimes du syndrome du concept politique contradictoire. L’idéologie égalitaire tout d’abord qui soutient à la fois l’idée de nation et de non-discrimination, d’appartenance et de non-exclusion. Pour aller, avec logique, jusqu’au bout de sa vision du monde individualiste et universaliste, l’idéologie hégémonique est au fond obligée de sacrifier, d’étouffer sous le traversin ses concepts de nation et de citoyenneté tant chéris par ailleurs. Car criminaliser l’idée de préférence nationale, c’est ôter toute substance à celle de citoyenneté. Nous sommes tous “citoyens du monde”, la cause est entendue, mais d’aucun pays précis.

Le concept même de nation, comme celui de citoyenneté nationale, n’ont plus aucun sens. Et, à la limite, celui d”‘État” non plus. La gauche et l’extrême-gauche, grandes pourfendeuses de la préférence nationale, se rendent-elles compte qu’elles sapent par là leur attachement à l’État-nation et leurs doctrines de pilotage étatique de l’économie ? Se rendent-elles compte qu’elles se rallient implicitement à l’ultra-libéralisme, pour lequel il n’est nulle part de citoyens, mais des atomes individuels, des sujets économiques désincarnés et sans appartenance ? Mais la gauche la plus bête du monde ignore à l’évidence que le refus de la préférence nationale est le dogme central de l’ultra-libéralisme. Elle n’a jamais lu Milton Friedman.

Au vrai, cette diabolisation de la préférence nationale n’est que le remugle de l’internationalisme prolétarien du marxisme, rapidement enterré pour cause d’utopie par les constructeurs du communisme. Toute la polémique sur cette préférence relève du phénomène d’émergence du concept enfoui. C’est de la psychanalyse politique. C’est le Front national qui a levé le lièvre en amenant le débat sur son terrain sémantique. Il a explicité un concept implicite de l’idéologie républicaine et forcé les “républicains” à reconnaître qu’il était au fond incompatible avec le dogme égalitaire et individualiste. De ce fait, les belles âmes politiquement correctes sont idéologiquement prises au piège: combattre la préférence nationale et défendre en même temps avec emphase la “citoyenneté” (ou se réapproprier le patriotisme “français” et l’idée de France) s’avérera un exercice de plus en plus acrobatique. D’autre part, la gauche est ainsi forcée d’avouer ses arrière-pensées : un Sénégalais a tous les droits en France, mais un Français ne les possède pas au Sénégal. Cette entorse au sens commun n’est pas tenable très longtemps.

Mais le Front national, en levant ce lièvre de la préférence nationale, n’échappe pas non plus à ses propres contradictions. Car enfin, de par les lois sur les naturalisations, de par l’évolution démographique et migratoire, ceux qu’il désigne comme “étrangers” sont bel et bien juridiquement Français, notamment la majorité des jeunes beurs- blacks. De manière spontanée, les beurs-blacks, pourtant “Français” juridiquement, ne raisonnent plus en termes de nationalité. Ils sont archéo- futuristes sans le savoir: ils y répondent en termes ethniques. Ils parlent de “Gaulois” ou de “fromages blancs” ou de “fils de Clovis”. Quel décalage entre l’idéologie officielle de l’égalitarisme intégrateur et la réalité sociale. (…)

La solution ? L’idéologie hégémonique et son système sont piégés par leurs contradictions qui sont autant de bombes à retardement. Seul, le clash résoudra le problème à la place des idéologues. Après, il faudra clarifier et choisir : ou bien abandonner toute idée nationale au profit d’une conception individualiste et cosmomopolite globale, ce qui constitue l’aboutissement logique de toute l’idéologie égalitaire et judéo-chrétienne et celle de la Révolution française; ou bien poser le principe clair de la préférence ethnique. Non plus fondée sur l’appartenance formelle et juridique à un État-Nation, mais à une communauté anthropo-culturelle. Pour l’instant, on navigue dans le brouillard, on transige, on triche. Mais je suis certain que des événements pas si lointains se chargeront de clarifier les choses. Un dernier point : l’étymologie du mot “nation” a complètement été gommée par la gauche. D’après le latin, ce mot signifie : “ensemble d’hommes nés de la même souche”. Et en grec, ethnos.

De l’anti-sélection à l’anti-exclusion

Il y a un parallèle à opérer entre le discours gauchiste anti- sélection de Mai 68 et le discours actuel de la gauche, centré sur l’anti- exclusion. Il s’agit au fond du même processus: en voulant pousser son principe égalitaire jusqu’au bout (“toujours plus !”), l’idéologie hégémonique finit par blesser le simple bon sens et sombrer dans l’absurdité sociale. Elle prépare par là un clash inévitable, où soit elle sera obligée de faire marche arrière au prix de gros mensonges et de biaiseries, soit sera balayée dans son ensemble au profit d’un in égalitarisme qui, lui, tient socialement la route.

Le refus de la sélection scolaire et universitaire qui visait à substituer l’égalité de résultat à l’égalité des chances a, par effet hétérotélique, abouti à moins de justice sociale. Résultats: trente ans après rintroduction du principe pervers (“l’orientation qui remplace la sélection”), on note: dévalorisation des diplômes, facteur de chômage; fuite des cerveaux vers les universités anglo-saxonnes ; dégradation de la qualité de l’enseignement général et poussée de l’analphabétisme; fin de l’école comme lieu de compétition et d’éducation et transformation partielle de cette dernière en une jungle inviable ; création d’un système scolaire à deux vitesses, privé, qualifié et sélectif pour les riches, public et sous-doué pour les pauvres. Paradoxalement, l’égalitarisme anti-sélection de Mai 68 est une des causes actuelles de l”‘exclusion”.

Mais, hypocritement, syndicats et gouvernements n’ont pas osé appliquer leur beau principe d’anti-sélection aux matières scientifiques. On n’a pas envie de se faire soigner par des médecins ignares, n’est-ce pas ? L’Aérospatiale n’embauchera pas d’ingénieurs au rabais n’ayant pas été durement sélectionnés. Etc… En revanche, on peut distribuer, comme des confettis ou des prospectus, des bacs sans valeur, des diplômes bidons de “psycho- sociologie” ou d”‘esthétique” à des foules de bras-cassés qui échoueront à l’ANPE pour y trouver des emplois sous-payés de standardistes, de livreurs de pizzas ou de serveurs chez McDo. C’est ce qui s’est passé par démagogie et du fait de cette tare de l’idéologie égalitaire : refus du réel et ignorance – datant de loin – des mécanismes sociaux.

Cette haine de la sélection repose sur un préjugé anthropologique : les humains seraient tous “également doués”, selon le principe dénoncé par Alain de Benoist “tout vaut tout”. Donc rien n’a plus de valeur, les dons, comme l’excellence, n’existent pas. Il n’est pas tolérable que les hommes soient, en capacités mentales et créatrices, en force de caractère aussi, inégalement dotés. C’est le refus de la vie bien noté par Nietzsche. On exècre toute idée de hiérarchie; et plutôt que d’organiser avec justice la hiérarchie et l’inégalité naturelles, on veut faire passer, de force, des principes égalitaires inapplicables; mais ça ne passe pas, ça casse. Et on crée, en fin du compte, des hiérarchies sauvages qui entraînent un effondrement du droit social. Et c’est le capitalisme, n’ayant lui pas d’état d’âme, qui se charge d’opérer sauvagement cette sélection que l’État n’a pas osé organiser.

Toute la doctrine de l’anti-exclusion repose sur les mêmes règles. Au départ, il s’agissait de lutter contre le paupérisme, selon un louable souci de justice sociale. Fort bien. Mais le mot a été détourné de sa finalité. En réalité, il s’agit d’empêcher toute discri- mination entre nationaux et étrangers, fussent-ils clandestins et hors- la-loi (…) Refuser l’expulsion légale de clandestins africains, chinois, pakistanais, c’est donc reconnaître implicitement que tout Français peut illégalement s’installer sans risque en Afrique, en Chine, au Pakistan, non ? Selon la logique de la réciprocité ? C’est contraire au droit international public, puisque celui-ci est fondé sur le principe de réciprocité des discriminations. On accorde aux étrangers des privilèges dont les nationaux ne bénéficient pas dans d’autres pays. Et pourquoi conserver la règle de recrutement des fonctionnaires parmi les nationaux ? C’est de l’exclusion, de la discrimination ! Le droit de vote aux étrangers ? Et pourquoi pas aux Français à l’étranger ? (…)

En réalité, l’idéologie égalitaire a bâti le “principe des nationalités” (réciprocité des discriminations et des avantages sur le territoire de chacun) de manière abstraite, à une époque ou aucun problème d’immigration ne se posait. Aujoud’hui, elle est incapable de le respecter. Et elle avoue sa vieille lubie dispensatrice de catastrophes : l’universalisme d’une planète sans frontières, sans “sas”, alimentée par le romantisme infantile des “citoyens du monde” et du “gouvernement mondial”. Elle ne saisit pas qu’une gestion commune de la planète n’est possible qu’entre ensembles différents et imperméables et non pilotée par un magma qui transformera le monde en jungle. Anti-sélection et anti-exclusion : l’échec de ces principes conduira à la catastrophe. Et celle-ci incitera au retour à des solutions archaïques.

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Analyse de la Guerre contre l’Irak

Guillaume Faye

Cette guerre constitue un viol comique du droit international qui démontre une Amérique aux abois. L’administration Bush (“néo-conservatrice”) entraîne les États-Unis dans un aventurisme qu’ils n’ ont jamais connu dans leur histoire et qui discrédite, par des prétextes grossièrement mensongers à l’attaque unilatérale, la légitimité même de la “superpuissance” à gendarrner le monde. De tels assauts de mauvaise foi et de contradictions ridiculisent l’ administration américaine.

Cette “guerre préventive” contre un petit pays exsangue de 18 millions d’habitants, que l’on attaque parce que l’on sait parfaitement qu’il ne détient pas d’armes de destruction massive, et non parce qu’on sait qu’il en possède, prouve au monde entier non pas la force des USA, mais leur énorme faiblesse et leur déclin.

Mobiliser six porte-avions nucléaires et 200.000 hommes, quémander l’aide des Anglais et des Turcs, pour renverser un régime sous embargo et bombardé depuis dix ans, montre à l’évidence (surtout après le fiasco, reconnu aujourd’hui, de l’opération afghane) que les USA seraient parfaitement incapables de s’ en prendre à une puissance moyenne! Saisi par l’ ubris , le shérif ne sait plus dissuader ni faire peur aux “voyous” (voir les provocations coréennes), mais tirer sur les faibles et les désarmés. La conséquence de cette inconséquence américaine -justifiée par la lutte protestante du Bien contre le Mal, exactement selon une logique islamiste inversée -, c’est que l’ordre international redevient une jungle, dans laquelle les USA, prédateur vieillissant, ne seront pas gagnants. La Chine, elle, compte les points, rit sous cape de voir l’Amérique du pauvre Bush s’enferrer et s’embourber, et attend son heure…

Les buts de la guerre

On a tout dit sur les buts de la guerre des néo-conservateurs: s’approprier le pétrole irakien devant le risque de basculement dans l’islamisme de l’Arabie, réoccuper de fait la Mésopotamie pour protéger Israël et tenir l’Iran en respect (mais certai- nement pas l’ attaquer, ce serait une autre paire de manches) ; s’installer au Moyen-Orient et en Asie centrale pour contourner par le Sud et neutraliser la Russie, et prévenir un axe euro-russe (eurosibérien) ; faire tourner le complexe militaro-industriel qui finance le Parti républicain. On a parlé aussi du contentieux privé (et pétrolier) de la famille Bush avec Saddam Hussein, jadis réarmé par Bush

Père; d’une opération électorale intérieure destinée à rassurer une opinion traumatisée par le Il septembre sur la force invincible de l’ Amérique; du besoin irrépressible de cette nation de “combattre des Satans”. On évoque aussi un désir naïf mais sincère de “démocratiser” le Proche-Orient musulman. C’est l’hypothèse d’Ivan Rioufol (Le Figaro, 07/03/2003) qui se demande « pourquoi la démocratie serait-elle à ce point inaccessible aux musulmans ? » Mais, cher ami, parce que tout dans l’ islam, au premier chef le Coran et les Haddiths, condamne toute démocratie.

Bref, il entre sans doute un peu de tout cela dans les motivations de l’équipe Bush qui cristallise tout ce que, depuis cent ans, la politique extérieure américaine a de plus mauvais, de plus improvisé et irresponsable, de plus naïf et cynique à la fois (rendre la liberté et le bonheur à un peuple que l’ on affame et que l’ on bombarde depuis dix ans…), additionnant tous les défauts américains sans en prendre aucune qualité. Et puis n’oublions pas qu’une puissance en déclin fait la guerre sans trop savoir pourquoi.

Les conséquences de la guerre.

Elles risquent d’être totalement contre-productives pour l’Amérique.

Enumérons: déstabilisation de la région; renforcement du prestige de l’islam et des mouvements terroristes (les USA sont le meilleur imprésario de l’ islam, ayant mené avec lui depuis le début des années 80 un jeu de fou qui a consisté à s’ allier avec l’ islamisme, à s’ en faire détester puis à le combattre et, au total, à le renforcer partout) ; érection de S. Hussein, le socialiste laïc, en héraut du djihad aux yeux des foules arabes; islamisation, et non “démocratisation” de l’Irak ; naissance-surprise d’un début d’axe continental franco-germano-russe contre les Anglo-saxons, ce que les Américains cherchaient à éviter; déchaînement de l’ opinion publique occidentale et musulmane contre l’ “impérialisme américain ” interprété comme le vrai “Mal”. Et enfin, risque certain d’une très grave dépression économique et de crises financières et budgétaires à la suite de cette guerre. Faut-il être pour ou contre cette guerre ?

Il faut surtout raisonner de manière totalement machiavélienne et cynique en ne pensant qu’ à l’ intérêt exclusif des Européens – y compris de nos alliés russes.

Réjouissons-nous tout d’abord de voir l’Amérique s’ enfoncer sans réfléchir dans le marigot aux crocodiles. En utilisant la pensée dialectique de Hegel, souhaitons que cette guerre et la réaction globale d’une naïve Amérique soient, sans le vouloir du tout, les accou- cheuses de l’Histoire: en provoquant, précisément, ce “choc des civilisations” entre l’Islam et nous, cet Islam qui est la bannière d’un tiers monde menaçant. Ainsi, les choses vont se clarifier. L’ubris américaine joue objectivement le jeu d’une
confrontation générale et de désordres accrus qui sont notre seule chance de réveil. Les Américains qui voulaient, après la fin du communisme, présider à la “fin de l’Histoire” de leur “nouvel ordre mondial” (Bush père ), sont en train de provoquer au contraire (Bush fils) le retour de l’Histoire, à leur détriment et à notre bénéfice !

Liée à cette remarque, en voici une autre : n’oublions pas qu’une des raisons qui ont poussé Jacques Chirac à s’ opposer à l’ expédition américaine est son (sincère) philo-arabisme et le souci de ménager les millions d’Arabo-musulmans présents en France, bien plus qu’un anti-américanisme “gaullien” qu’il n’éprouve pas. Il suffisait d’observer la physionomie des manifestations “anti-guerre” en France et la couleur de leurs drapeaux pour comprendre. ..
La position européenne doit être celle de la “Troisième Voie” : résistance à l’adversaire américain comme à l’ennemi beaucoup plus dangereux encore qui est en train de nous occuper physiquement.

Qu’un Arabe, qu’un musulman se mobilisent de manière passionnelle contre cette intervention impérialiste américaine, c’est parfaitement logique ; mais qu’un Européen s’y adonne, c’est une perte de temps et d’énergie. En quoi les Européens ont-ils à défendre les Arabo-musulmans contre l’imperium américain ? Pourquoi ont-ils à défendre la “cause palestinienne” ? En quoi ce combat nous concerne-t-il ?

L’impérialisme américain doit être combattu quand il s’exerce contre l’Europe, et contre elle seulement(!). Nous n’avons aucune “solidarité” envers ce monde arabo-musulman qui ne nous a, depuis le VllIe siècle, fait aucun cadeau. n est normal, pour un « bon Européen » (terme célèbre de Nietzsche) de chercher à mettre systématiquement des bâtons dans les roues de l’impérialisme américain, et notamment parce qu’ils tentent inlassablement – ce qui relève de leur intérêt naturel – de nous mener une impitoyable guerre économique et industrielle et de nous vassaliser politiquement. Mais l’essentiel n’est pas là. L’important ne doit pas faire oublier le vital. Et le vital, c’est notre propre survie concrète d’Européens.

Désigner l’ Amérique comme ennemi principal est trop facile, trop commode. C’est un réflexe d’intellectuel qui refuse de voir l’invasion concrète de I’Europe par les mosquées. Et par les ventres. La puissance américaine est factice et provisoire, bien moins dangereuse que le bulldozer ethnique et religieux du tiers monde et de l’islam. Surestimer l’Amérique, qui, en plus, est en train de perdre la face dans cette crise, c’est lui rendre service. La guerre de Bush, il faut, comme les Chinois, l’observer avec cynisme et sans passion.

Enfin, en Europe, les USA connaissent trois défaites : par leur insolence maladroite, leur mépris de l’ONU, ils se sont mis à dos les opinions européennes et ont donc fait progresser l’anti-américanisme malgré leurs efforts pour acheter les gouvernements des pays de l’Est et du Sud du Continent; deuxièmement, en considérant le gouvernement britannique comme un vassal au garde-à-vous, ils se sont aliénés à terme la solidarité de la Grande-Bretagn; troisièmement, les USA auront réussi, dans cette crise, à faire esquisser un axe Paris-BruxeUes-Berlin-Moscou-(Pékin), le cauchemar qu’ils redoutaient très exactement. Merci, Mister Bush, pour votre bêtise de cow-boy.

Les leçons de Machiavel sont éternelles. La détermination, comme les choix politiques et idéologiques, excluent toute passion, mais nécessitent selon le mot de l’auteur précité « une raison de glace ».

La position spéciale des nationalistes américains

Complétons cette réflexion par quelques remarques d’analystes américains. Dans sa revue The American Conservative, le nationaliste Patrick Buchanan, écrit (Janvier 2003) : « l’armée américaine déployée à Bagdad provoquerait automatiquement un appel au djihad du Maroc jusqu’à la Malaisie ». Il prédit une guerre de religion et de civilisation étendue au monde entier. Il
attaque les néo-conservateurs américains qui font de l’impérialisme anti-irakien au petit pied pour faire mieux passer leur immigrationnisme aux USA même : « le mouvement conservateur a été kidnappé, perverti, au point de devenir une idéologie globaliste et interventionniste, favorable à une ouverture des frontières et à une immigration illimitée ». C’est l’opinion, dans le même numéro, d’Eric Margolis qui parle d’ « esprit de piraterie » de ce nouvel impérialisme américain qui ignore les problèmes intérieurs des Américains blancs de souche.

Grande figure de l’armée américaine, le colonel David Hackworth, sur son site internet hackworth.com.USA, défend l’idée que l’administration US actuelle se comporte comme une « mafia », animée de fausse morale et d’intérêts financiers sordides. Dans The Washington Times (02/02/2003), Paul Craig Roberts estime que la politique belliciste de Bush va démultiplier le
terrorisme islamique en Occident et non pas le contenir.

Bref, au delà d’un néo-pacifisme style Vietnam (tout Hollywood est anti-Bush), certaines personnes aux USA estiment que Bush ferait mieux de contrôler les communautés arabo-musulmanes qui pullulent au Michigan (déjà un million de personnes !) et de stopper l’immigration en provenance du Mexique. Ce courant d’idées américain, à la fois indifférent voire hostile aux lobbies sionistes et très hostile à l’islam, prône implicitement une « alliance de l’ensemble de la race blanche sur la planète », dépassant le concept même d”‘Occident”. Je ne porte aucun jugement sur ces opinions américaines, mais vous informe de leur existence…

Démographie européenne : Le cas terrible de l’Allemagne

Guillaume Faye, J’ai tout compris – Lettre de désintoxication, Numéro 37, Novembre, 2003

Quand on parle de la France, de l’Allemagne, de la Russie, de l’Europe, etc., on s’imagine que ces nations sont des essences éternelles. Quand les géopoliticiens tirent des plans pour le XXIe siècle, ils partent du principe que ces entités, ces pays existeront toujours, disons en 2040; comme ils existaient en 1930.

Eh bien pas forcément. Une nation est totalement tributaire de sa démographie et peut disparaître très vite dans le cas conjoint d’une dénatalité autochtone et d’une immigration allochtone massive. Une civilisation ne repose que sur un peuple, un germen ethnique. Prenons le cas de l’Allemagne, présentée comme la première puissance économique européenne (Source : Alain R. Arbez, Le Lien du 10/09/2003, et Idea Spektrum 2000, Kirche und Politik).

L’indice de fécondité s’est effondrée, de 2,3 en 1960, à 1,2 et 0,9 à l’Est aujourd’hui. Suicide : en 1999, on enregistrait 800.000 naissances (allogènes compris) pour 300.000 avortements. Sans ces derniers, la natalité allemande serait 35% plus élevée. Dans les années 60, personne n’imaginait ces problèmes dramatiques de dépopulation. De nos jours, certains quartiers ne sont plus peuplés que de vieux et les écoles comme les crèches ont disparu. Totalement inconsciente, la génération du baby-boom, contestatrice et hyper bourgeoise, consumériste, a bien profité des Trente Glorieuses, mais n’a pas fait d’enfants ; au contraire, elle a favorisé l’arrivée des masses immigrées. Elle se prépare des vieux jours terribles.

A Dortmund (600.000 habitants) seulement 5.000 enfants allemands sont nés en 2002. La perte d’un cinquième de la population, à peine compensée par les migrants, fera qu’en 2010, cette ville ne sera plus qu’à 60% allemande et, encore, peuplée d’autochtones âgés. Les jeunes de Dortmund seront à 70% Turcs, Africains, Asiatiques, etc. Francfort et Stuttgart ne seront plus majoritairement allemandes dès avant 2030. En 2012, les étrangers de la tranche 20-40 ans représenteront 46% de la population de Duisbourg, sans parler des moins de 20 ans. A Berlin, la proportion des étrangers de moins de 20 ans sera de 52% en 2013. A la fin du XXIe siècle, les Allemands de souche chuteront de 75 millions à 22 millions. Dans ces conditions, l’Allemagne sera évidemment devenue un pays du tiers monde.

Les sociologues Meinhard Miegel et Stephanie Wahl pronostiquent que l’identité culturelle, religieuse et linguistique allemande sera totalement laminée au cours du siècle. Cette ” disparition programmée ” de l’Allemagne est superbement ignorée par les politiciens et les prélats, qui se comportent en somnambules fous. Pour éviter la dépopulation et le chaos économique, l’ONU préconise 500.000 immigrants par an ! Ce qu’approuve l’aveuglé Frankfurter Allgemeine Zeitung.

L’intégration et l’assimilation sont des échecs complets. On ne peut intégrer que des minorités, pas des foules. Sous nos yeux, le peuple allemand disparaît ; il y a changement de peuple. Il suffit de se promener dans les grandes villes. 75% des Turcs (naturalisés ou non, de la 1ère à la 3ème génération) ne considèrent ce pays que comme une ” patrie économique “, se sentent toujours Turcs et musulmans et ne regardent que la TV turque. Sur 800.000 naissances annuelles, on ne recense que 278.000 naissances d’enfants chrétiens (chiffres de 1998). Soit une proportion terrifiante de 35%.

D’après le démographe Rainer Münz, l’Allemagne comptera 14,2 millions d’étrangers en 2030, sans mentionner les naturalisés et bi-nationaux. Même si l’immigration était stoppée aujourd’hui – et en l’absence d’expulsions – l’islam, du fait de sa plus grande fécondité, sera à cette date majoritaire. Comme en France, en Belgique, etc.

Une étude de 1997 du sociologue Wilhelm Heitmayer auprès des jeunes musulmans d’Allemagne révèle que :

1) un tiers entend accroître la présence de l’islam en Allemagne ;
2) 36% d’entre eux se disent militants et prêts à utiliser la violence contre les ” infidèles “.

Quand, en 2030, on franchira le Rhin, passera-t-on du Maghreb en Turquie ? Pour ne pas désespérer, citons un passage de l’éditorial de Dominique Venner (” l’histoire n’est jamais finie ” in La Nouvelle Revue d’Histoire, sept.oct. 2003) :
” L’impensable peut, contre toute attente, advenir. Vers 1960 et au-delà, l’impensable, c’était l’expulsion du million de pieds-noirs d’Algérie. […] L’impensable, c’était aussi, dans les décennies qui ont suivi l’indépendance, l’arrivée de plusieurs millions d’Algériens en France. L’impensable, aujourd’hui, c’est, par exemple, le retour chez eux de ces Algériens et d’autres immigrés africains. Retenons du passé que l’impensable peut, un jour, devenir réalité. ”

Du crépuscule à l’aube, Synthese d’une vision du monde

Guillaume Faye, Moscou, 17.05.2005

Jamais, depuis la chute de l’Empire romain, l’Europe n’avait vécu une situation aussi dramatique. Elle affronte la plus grande menace de son histoire et elle ne le sait pas, ou plutôt refuse de le voir.
Les Européens sont envahis, occupés et colonisés par les peuples du Sud et par l’islam de manière rapide et massive. Ils sont aussi, et de leur seule faute, assujettis à l’emprise des Etats-Unis qui leur mènent une impitoyable guerre économique.. Sans oublier l’effondrement démographique: non-renouvellement des générations et vieillissement généralisé. Ils sont émasculés par les idéologies décadentistes et nihilistes, parées d’un optimisme factice, en proie à une régression de la culture et de l’éducation, au primitivisme et au matérialisme. L’Europe est l’homme malade du monde. Et les classes politiques comme les élites intellectuelles sont les collaboratrices de ce suicide ethnique. La thèse que je défens est qu’il ne s’agit pas d’une «immigration» mais d’une colonisation et d’une invasion qui sont en train de modifier le fond biologique et ethno-culturel de l’Europe; mais aussi qu’il ne faut pas céder au désespoir, que les combats ne font que commencer, que les peuples de même origine doivent s’unir.

1. La destruction du socle ethno-biologique.

Le bilan démographique de l’invasion allogène de la France et de l’Europe est terrifiant. Un démographe reconnaissait dans un livre récent, «la France Africaine» que, si rien ne change, en 2040, plus de 50% de la population sera noire ou arabe. Déjà, en France et en Belgique, 25% des collégiens ne sont pas d’origine européenne, et plus de 30% des nourrissons. Actuellement en France, sur 61 millions d’habitants, on compte largement plus de 10 millions de personnes d’origine extra-européenne, en croissance constante, avec une natalité bien supérieure à celle des autochtones. Chaque année, 100.000 non-Européens sont naturalisés Français et 300.000 allogènes, dont une majorité de clandestins, pénètrent en France dont les frontières ne sont plus protégées. La situation est la même dans toute l’Europe et ces faits annoncent peut-être la fin d’une civilisation commune. Evidemment, les classes dirigeantes font semblant de ne rien voir.
Mathématiquement, d’ailleurs, la race blanche décline dans le monde entier, y compris aux USA. On dit que la supériorité technologique y palliera, je n’y crois pas: il n’y a de richesses que d’hommes. Une civilisation est d’abord fondée sur ce que les Romains appelaient le «germen», c’est-à-dire le socle ethno-biologique, les racines de l’arbre qui alimentent la culture et la civilisation.
Cette invasion ethnique massive fut, en France et en Europe, volontairement provoquée à partir des années 60 par le laxisme des politiciens de gauche et de droite, pollués par les idées trotskistes et marxistes, par la cupidité d’un patronat avide de main d’œuvre bon marché, par l’influence des intellectuels juifs qui exigeaient une «société multiraciale», par l’impératif de la religion des droits de l’homme dont les racines relèvent d’une laïcisation de la morale chrétienne.
Ces «collaborateurs de l’invasion», en France et en Europe, on instauré une véritable préférence étrangère au détriment des citoyens autochtones: les immigrés clandestins ne sont que très peu expulsés, ils bénéficient d’innombrables avantages sociaux et privilèges de toute sorte; du fait de l’»impératif antiraciste», ils sont souvent impunis et protégés par des lois discriminatoires, bien que leur présence ait fait exploser la criminalité dans des proportions colossales (+ 1.000% en cinquante ans).
Nous sommes envahis autant par les maternités qu’à travers les frontières poreuses. L’immigration, alliée au déclin démographique, sera aussi pour l’Europe occidentale un désastre économique. Le coût de cette immigration a été évalué à 180 milliards de dollars par an pour la France, en cumulant le prix de l’insécurité et des innombrables aides sociales versées aux migrants, même illégaux. Cela fonctionne comme une pompe aspirante. Il est plus intéressant d’être un clandestin chômeur et allocataire en Europe que de travailler dans le tiers monde. Les cadres et les créateurs s’expatrient, notamment aux USA, remplacés par des populations non-qualifiées venues d’Afrique, qui sont des bouches à nourrir et non pas des bras et des cerveaux.
Ces faits, ajoutés au vieillissement de la population signifie qu’au XXIe siècle, l’économie européenne risque de se «tiers-mondiser» et de sombrer dans une inéluctable dépression.

2. La 3e offensive historique de l’Islam.

A ce phénomène de colonisation ethnique massive, vient s’ajouter le fait que l’islam prend la tête de l’offensive. Depuis 1.300 ans, avec opiniâtreté, cette religion-idéologie, totalitaire et agressive, vise l’invasion de l’Europe. Nous subissons sa troisième offensive historique, qui s’étend aujourd’hui de Gibraltar à l’Indonésie. La première fut arrêtée à Poitiers, en France, par Charles Martel, en 732; la seconde en 1684 sous les murs de Vienne assiégée par les Ottomans; la troisième se déroule aujourd’hui. L’islam a une longue mémoire et son objectif est l’instauration sur toute notre continent de ce que Khomeiny appelait le «Califat universel».
L’invasion de l’Europe a commencé et les chiffres sont alarmants. Le continent, Russie comprise, compte près de 55 millions de musulmans, en progression de 6% par an. En France, on dénombre déjà 6 millions de mahométans. Comme en Belgique et en Grande-Bretagne, ils exigent d’être associés au pouvoir politique. Le gouvernement français a tort de ne pas prendre au sérieux l’objectif de transformer le pays en une «république islamique» après 2020, lorsque le poids démographique des Arabo-musulmans sera devenu déterminant. L’État finance la construction de mosquées pour acheter la paix sociale; on en dénombre déjà plus de 2000, soit le double du Maroc. L’islam est la deuxième religion de France devant le catholicisme et la première pratiquée. Jacques Chirac avait déclaré, il est vrai: «la France est maintenant une puissance musulmane».
Partout en Occident s’est installée la croyance stupide qu’il existerait une différence de nature entre l’islam et l’»islamisme» et qu’un islam «laïc» et occidentalisé, ou modéré, serait possible. Il n’en est rien. Tout musulman est un moudjahid en puissance; l’islam est une théocratie qui confond le spirituel et le temporel, la foi avec la loi et qui veut imposer partout la Charia, dont tous les préceptes sont inconciliables avec ceux de notre civilisation.
Les États musulmans qui coopèrent avec les USA dans leur «lutte antiterroriste» sont parfaitement hypocrites, en particulier l’Arabie et le Pakistan. Quand l’islam est encore faible, il pratique l’impératif coranique de ruse et de dissimulation mais le djihad, la guerre de conquête, est le devoir suprême. Le terrorisme, ainsi que l’invasion de l’intérieur par l’immigration, sont implicitement recommandés dans le Coran.

3. Les débuts de la guerre civile ethnique en Europe.

La criminalité et la délinquance en Europe occidentale, dont les causes sont à la fois l’immigration de masse et l’effondrement des valeurs civiques, ont atteint des niveaux insupportables. En France, en 2004, plus de 100.000 voitures ont été incendiées et 80 policiers tués. Toutes les semaines, des émeutes raciales éclatent dans les banlieues: dans les écoles publiques, la violence devient endémique et le niveau scolaire s’effondre dans les classes «multi-nationales». Dans la jeunesse de moins de 20 ans, on compte 20% d’illétrés. Les agressions contre les Blancs se multiplient, mais pourtant elles sont niées au non de la vulgate antiraciste selon laquelle seuls les Européens de souche peuvent être racistes. Dans le même temps, un arsenal répressif s’est mis en place dans plusieurs pays, digne du communisme soviétique, qui nous fait progressivement sortir de l’État de droit et entrer dans un droit idéologique et subjectif. Dans la pratique, toute critique de l’immigration et de l’islam est prohibée. J’ai moi-même multiplié les procès et été condamné à une énorme amende pour un de mes livres «La colonisation de l’Europe».
Une guerre civile ethnique est à prévoir dans plusieurs pays de l’Union européenne, guerre intestine, beaucoup plus grave que le «terrorisme». Car un remplacement de population, une sorte de génocide est en cours avec la complicité ou l’aveuglement des classes dirigeantes, politiques et médiatiques, dont l’idéologie est dominée par la haine de l’identité ethnique de leurs propres peuples et la passion morbide de l’impératif de métissage..
L’État français échoue totalement dans son utopie d’»intégration dans la République», parce qu’il s’imagine qu’une coexistence pacifique est possible sur un territoire entre allogènes et autochtones. Ils n’ont pas lu Aristote, qui pensait que dans n’importe quelle Cité, l’harmonie et la démocratie ne sont possibles que s’il existe une homogénéité et une connivence ethniques, une parenté culturelle, notion qu’il appelait la «philia» ou «amitié naturelle». Les société européennes sombrent aujourd’hui dans un chaos ethnique ingérable.
Par exemple, moi qui suis natif du sud-ouest de la France, sur les rives de l’Atlantique et qui ne parle pas un traître mot de russe, je me sens infiniment plus proche d’un Russe que d’un Arabe ou d’un Africain francophones même citoyens français.

4. Crise morale et Archeofuturisme.

Cette situation s’explique, presque cliniquement, par une sorte de «sida mental». Les malheurs qui nous arrivent sont provoqués par le virus d’un nihilisme intérieur, que Nietzsche avait déjà perçu, un effondrement des défenses vitales. Les Européens sont entrés dans un processus de suicide de leur propre lignée. Ils ouvrent volontairement les portes de leurs cités.
Le premier symptôme est la «xénophilie», ou préférence systématique pour l’étranger, pour l’»Autre» plutôt que pour le proche. Le second est l’ «ethnomasochisme», c’est-à-dire la honte et la haine de sa propre civilisation et de ses origines. Le troisième est la «dévirilisation», autrement dit le culte de la faiblesse, du repentir mais aussi de la préférence donnée maintenant à l’homosexualité masculine. Les valeurs évidentes qui font la force et conditionnent la survie de tous les peuples dans l’histoire sont aujourd’hui considérées en Occident comme des tares ridicules: honneur, fidélité, famille, fécondité démographique (natalisme,) fierté de sa civilisation, patriotisme, volonté de survie dans l’histoire, etc. Mais cette décadence est aussi le fait d’une laïcisation des principes de charité universelle du christianisme et de son postulat central d’égalitarisme individuel, à travers l’idéologie des droits de l’homme.
Les Européens doivent peut-être s’inspirer de certaines valeurs qui ont encore cours en Russie, d’après ce que l’on m’a dit: par exemple la conscience explicite d’appartenir à une civilisation supérieure et l’affirmation d’un «droit à la distance». Il faut rompre avec l’»ethnopluralisme», qui est une forme d’égalitartisme, revendiquer l’»ethnocentrisme» et le droit de vivre chez soi sans l’»Autre». Il faut déculpabiliser le «chacun chez soi». D’ailleurs, seuls les Occidentaux croient aux vertus du métissage et voient le monde futur comme un melting-pot. Seule la naïve Europe croit au cosmopolitisme. Le XXIe siècle sera dominé par le renforcement, surtout dans le Sud et en Orient, de grands blocs ethno-religieux homogènes. La «fin de l’histoire» de Francis Fukuyama n’aura pas lieu. C’est à une accélération de l’histoire que nous allons assister, dans une ambiance de «choc des civilisations». Et puis, les Européens doivent rompre avec le «présentisme» dans lequel ils ont sombré et s’envisager de nouveau ( à l’image de l’Islam ou de la Chine, ou de l’Inde) comme des «peuples long-vivants» porteurs d’avenir. Ils ne pourront opérer cette révolution mentale qu’à l’occasion d’une crise géante, d’un choc violent, qui se produira probablement et don je parlerai plus loin.
Les temps à venir seront, comme je l’ai expliqué dans un livre au titre éponyme, «archéofuturistes», c’est-à-dire que se fermera la parenthèse empoisonnée et anti-vitale de la modernité. Nous allons assister au ressurgissement de valeurs archaïques vitales, et ne s’en sortiront que les peuples qui sauront associer à la technoscience futuriste le retour des traditions et de l’ordre sociobiologique. Pour les Européens, dont les Russes évidemment, les valeurs archéofuturistes sont à la fois faustiennes et ancestrales, à l’image de l’arbre dont les racines poussent sous le sol, tandis que le tronc et le feuillage montent vers le ciel.

5. Le Nouvel Imperialisme Americain.

Les Européens doivent aussi affronter ce que j’ai appelé dans un de mes derniers livres «le nouvel impérialisme américain», beaucoup plus dur que celui de la guerre froide, mais aussi plus maladroit. Depuis la chute de l’URSS, les gouvernants américains ont choisi la démesure, l’»ubris», visant de manière fantasmatique une domination mondiale, par une sorte de simulacre de nouvel empire romain. Tout cela s‘explique par l’idéologie des néo-conservateurs, très liés aux lobbies sioniste, mais animés d’un messianisme de «mission divine» qui touche à la pathologie.
Quels sont les buts de ce Nouvel impérialisme américain? Encercler et neutraliser la Russie, empêcher toute alliance forte entre cette dernière et une grande Europe (cauchemar du Pentagone); ôter toute substance au rival européen en faisant entrer l’islam en son sein (par exemple la Turquie que les Américains parrainent), en assujetissant complètement les pays d’Europe centrale et orientale de l’ancien empire soviétique, en menant une guerre économique impitoyable à l’Union européenne à laquelle cette dernière n’ose même pas répondre.
La croisade américaine pour imposer partout la «démocratie», notamment à la périphérie de la Russie, est limpide. «Démocratie» signifie «régime pro-américain».

Mais nous ne devons pas nous plaindre de ce jeu américain, conforme à un désir géostratégique et thalassocratique de dominer le continent. Dans l’histoire, chacun est responsable de son sort.
C’est pourquoi je me suis toujours opposé à ce que j’ai appelé l’»anti-américanisme obsessionnel et hystérique» très présent en France, mais contre-productif, victimaire et déresponsabilisant. Il faut distinguer l’»adversaire principal» de l’»ennemi principal». Le premier cherche à dominer et affaiblir, le second à tuer. N’oublions pas la formule de Carl Schmitt: «ce n’est pas seulement toi qui choisis et désigne ton ennemi, c’est surtout lui qui te désigne». L’Amérique et surtout ses dirigeants sont l’»adversaire principal» pour l’Europe et la Russie sur les plans géostratégique, économique et culturel. L’»ennemi principal», ce sont les peuples du Sud qui, le plus souvent sous la bannière de l’islam, procèdent à l’invasion du Continent, sans oublier leurs complices, tous les collaborateurs de la classe politique et de l’intelligentsia qui leur ouvrent les portes, évidemment à la plus grande satisfaction de Washington, qui souhaite une Europe métissée et sans identité.
Les atlantistes comme les anti-Américains passionnels surestiment pourtant les USA sans comprendre qu’ils ne sont forts que de notre faiblesse. Leur catastrophique – et contre-productive – occupation du petit Irak, où ils n’apportent que le chaos, est là pour le démontrer. Au XXIe siècle, les USA ne seront plus la première puissance mondiale. Ce sera la Chine ou, si nous le voulons, ce que j’appelle plus loin l’»Eurosibérie», c’est-à-dire l’alliance unitaire entre l’Europe péninsulaire et la Russie.

La Convergence des Catastrophes.

J’ai émis l’hypothèse que la civilisation mondiale actuelle, fondée sur des «croyances aux miracles» et le mythe du développement indéfini, risquait de s’effondrer au milieu du XXIe siècle. Il existe pour la première fois dans l’histoire de l’humanité des «lignes dramaturgiques», des menaces de crise géante qui convergent à l’horizon de 2010-2020 et qui peuvent provoquer un point de rupture: dégradation de l’écosystème et bouleversements climatiques; épuisement des énergies fossiles (pétrole) et des ressources agricoles ou halieutiques, fragilisation d’une économie mondialisée spéculative et endettée; retour des épidémies; montée des nationalismes, des terrorismes et prolifération nucléaire; aggravation de l’offensive mondiale de l’Islam; vieillissement dramatique des populations des pays riches, qui conjugué à l’immigration de masse, peut se traduire par une récession économique sans précédent.
Il faut nous préparer à cette catastrophe géante, qui sera le passage d’une ère à une autre, qui balaiera la «modernité» et qui verra peut-être s’installer pour un temps un Nouveau Moyen Age. Cette catastrophe pourrait être l’occasion d’une renaissance car, dans l’histoire, toute régénération d’une civilisation passe par le chaos, surtout quand cette civilisation est, comme la nôtre, «métamorphique».

Eurosiberie

L’Europe future ne peut pas être envisagée sous la forme molle et ingouvernable de l’Union européenne actuelle, qui est une méduse sans pouvoir souverain, aux frontières ouvertes, dominée par le dogme libre-échangiste, soumise à la volonté américaine et à l’Otan. Il faut penser à une future Grande Europe impériale et fédérale, ethniquement homogène (c’est-à-dire «européenne»), fondée sur de grandes régions autonomes et, surtout, indéfectiblement alliée à la Russie. Cet énorme bloc continental, je l’ai nommé «Eurosibérie». Ce hérisson géant, qui ne serait nullement offensif mais simplement inattaquable, serait de loin la première puissance mondiale ( le monde à venir sera celui des grands blocs) et surtout il devrait être «autocentré» et rompre avec les dogmes très dangereux de la mondialisation. Il aurait parfaitement les moyens de pratiquer l’»autarcie des grands espaces» dont, avec le Prix Nobel français d’économie, Maurice Allais, j’ai développé les principes. Le destin de l’Europe péninsulaire ne peut être séparé de celui de l’immense Russie pour des raisons ethnoculturelles et géopolitiques. Bien entendu, empêcher la naissance d’une telle Eurosibérie est un impératif vital pour la thalassocratie marchande américaine qui (en contradiction avec sa lutte affichée contre le terrorisme islamique) encourage cyniquement l’islam à s’implanter en Union européenne et en Russie.
Je n’ai pas parlé ici de l’État d’Israël. Un mot cependant: pour des raisons démographiques, je crois que l’utopie sioniste fondée par Hertzl et Buber et réalisée depuis 1949 ne vivra pas plus longtemps que l’utopie communiste et qu’à terme, l’État hébreu est condamné. Je prépare actuellement un essai sur «La nouvelle question juive» et j’espère qu’il sera traduit en russe.

Conclusion

Il ne faut jamais être fataliste. L’histoire est toujours ouverte et présente souvent des caprices et des retournements inattendus. N’oublions pas la formule de Guillaume d’Orange: «là où il y a une volonté, il y a un chemin». Pour l’instant, nous sommes dans une phase de résistance et de préparation à des événements très graves qui s’annoncent, par exemple la conjonction de guerres ethniques et d’une récession économique géante. Il faut donc dès maintenant penser à l’après-chaos et s’organiser en conséquence. Pour finir, voici le mot d’ordre que je diffuse souvent: «de la résistance à la reconquête, de la reconquête à la renaissance»

O desporto como circo

Guillaume Faye, in “L’Archéofuturisme

Assegura-se que é o desporto que evita as guerras porque cria confrontos simbólicos e pacíficos, neutralizando assim as pulsações nacionalistas. A história do futebol é uma mostra exacta do inverso, com uma litania de lutas mortais entre hooligans e ultras que avivam as paixões nacionalistas. Na Europa, o nacionalismo e o chauvinismo, que normalmente tenderiam a desaparecer, são avivados pelas paixões pelas selecções nacionais.
É de notar o embrutecimento mental e a infantilização provocados por esta raiva do desporto. É penoso ver a população masculina – e agora também a feminina – discutir com fervor sobre as façanhas ou o destino de equipas e de atletas que não terão nenhuma incidência sobre a sua vida nem sobre a da sua nação. As questões sem objecto e sem incidência mobilizam a atenção geral.

O desporto também mantém o fascínio mórbido pela força física bruta, que é o contrário da coragem física (a do soldado) e também pela “forma física”, porque os atletas de alto nível sofrem num organismo fragilizado pelo excesso de treino e o doping. Numa sociedade sem coragem física, esta é compensada pela adulação da façanha física quantitativa e sem qualquer interesse. Este culto da façanha cifrada, subproduto de um materialismo desatado – mias rápido, mais alto, mais musculoso, mais resistente, etc. – expressa-se no reino do record. Coloca-se num pedestal os indivíduos que bateram um record físico: é uma verdadeira animalização do homem, uma negação da sua dimensão cerebral. Mas, que raio, qualquer lebre, galgo, cavalo ou avestruz ultrapassaria Bem Johnson num sprint, qualquer chimpanzé ou canguru massacraria Tyson; e quanto ao record de salto em altura o especialista é o falcão, com uns 5500 metros.

Responderão que existem desportos que recorrem à inteligência, à astúcia e à coragem: o ténis, o esqui, a vela, por exemplo. Está bem. Mas, dois tontos que se devolvem uma bola por cima de uma rede, merecem uma focalização mediática tal? As façanhas dos trapezistas ou dos domadores de circo, comparativamente parecem tão admiráveis! E quanto aos “desportos extremos”, as regatas transatlânticas, a travessia do continente antárctico a pé (Para quando sobre as mãos?), ou do Pacífico a remo; tudo isto reflecte um gosto pela inutilidade, de aborrecimento, de futilidade. Já não há nada em jogo. Apenas alguns riscos (calculados) para se fazer notar pelos patrocinadores e pelos media. Antigamente, a regata dos barcos à vela, como a rota do Rum, tinha um sentido: trazer mais rapidamente possível os produtos para ser assim os primeiros do mercado. Hoje, estas regatas são façanhas insensatas, corridas sem meta, um trabalho sobre o vazio, um puro espectáculo remunerado, é como um trabalho de circo, mas sem o riso dos palhaços.

Curiosamente, os únicos desportos interessantes são os desportos étnicos, que não estão mundialmente mediatizados, como a pelota basca.

Assim, temos que condenar o desporto? Não, se for entendido como exercício físico de amadores e se servir para melhorar inteligentemente a higiene de vida e formar fisicamente os combatentes sobre o terreno. O desporto encontra-se assim finalizado, serve para algo. Os Jogos Olímpicos da Grécia antiga, que hoje perderam totalmente o seu sentido, não eram um “acontecimento desportivo”, mas um treino militar. Nenhum profissional, só amadores.

O desporto-espectáculo mundializado de hoje tem duas funções: criar falsos entusiasmos infantilizadores que neutralizem a consciência ideológica e política à volta de uma série de não-acontecimentos; e desenvolver um novo sector da indústria do espectáculo, muito pouco criador de emprego, muitas vezes mafiosa, mas dotada de imensos recursos financeiros, recursos que são aceites pelas massas.

O desporto descarrilado

Guillaume Faye, in “L’Archéofuturisme

Os “deuses do estádio” da mitologia pré-guerreira morreram. À escala mundial, o desporto não é só uma indústria (o volume de negócios da FIFA é mais importante que o de França), é um lugar de corrupção generalizada, de doping, de salários fantásticos, e também uma parte do mundo do show business, e – novo ópio do povo num Ocidente sem religião – participa totalmente e é cúmplice da empresa de descerebrização generalizada.
O espectáculo desportivo infantiliza os espíritos, camufla as realidades sociais e os fracassos do político. O Campeonato do Mundo de Futebol de 1998 foi um brilhante exemplo. O pensamento oficial saudava a vitória francesa como a da “multirracialidade e da integração conseguida”, como o símbolo de uma “França que por fim triunfa”. Simulacro, mentira e dissimulação.

Alguns factos: fazer jogar juntos onze atletas de diferente origem étnica, todos muito bem pagos, constitui um “caso limite” que não demonstra qualquer “integração” na população; a integração desta equipa não é significativa da “França plural”, mas, pelo contrário, camufla debaixo de um falso exemplo o fracasso radical do melting pot republicano; apesar de a vitória ter sido atribuída aos negros e magrebinos da selecção nacional, os seus irmãos das “cidades periféricas” não estavam autorizados a entrar nos estádios, por “razões de segurança”! O facto de alguns adeptos “de cor” (principalmente raparigas, certamente) terem pintado a cara em “tricolor”, debaixo do olhar das câmaras, foi para a classe intelectual a prova de que “a França multirracial funcionava”: Que disparate! Exactamente como no Brasil, onde a sociedade multirracial é uma sociedade multirracista, a presença de vedetas futebolísticas “de cor” permite dissimular a realidade. Apenas ordenados as luzinhas da vitória desportiva, repetiam-se os motins nas “cités”, as lutas mortais nas ruas e nas escolas; em homenagem ao jogador kabil, naturalizado francês, Zinedin Zidane, viram-se várias bandeiras argelinas nos Champs Élysées, depois de duas vitórias da equipa francesa, os gangues étnicos enfrentaram várias vezes a polícia ou os hooligans britânicos, em motins urbanos em Paris e Marselha. Que belo êxito o da “integração”! Cúmulo das parvoíces (e do racismo): o Libération, órgão oficial do anti-racismo bem-pensante, criticou a equipa alemã por apenas contar com “jogadores loiros”, sem nenhum imigrante turco ou de outra origem, devido ao direito de sangue, e afirmou que a derrota alemã podia explicar-se por esta escandalosa “pureza étnica”.

De facto, a vitória de uma equipa multirracial de futebol permitiu tapar o fracasso concreto da integração, e em vez de favorecer a multirracialidade, desenvolveu mais um pouco o multirracismo.

Em que é que esta vitória da selecção francesa reduziu a “fractura social” e a “exclusão”? Em que é que contribuiu para criar empregos e impedir a emigração dos cérebros científicos franceses para a Califórnia? Em que é que intensifica a posição diplomática, política ou cultural da França no mundo (McDonald’s, patrocinador do Mundial…)? Em que é que mostra a superioridade de uma sociedade multi-étntica sobre uma mono-étnica? Em nada. Prostitui-se o desporto para acreditar em mentiras políticas.

A religião do futebol, as histerias colectivas que provoca, os disfuncionamentos psicológicos que engendra (adeptos que se arruinam para comprar uma entrada que custa três meses de salário), explicam esta função descarrilada do desporto de hoje: criar um sector económico lucrativo e um espectáculo de massas, cujo resultado é uma manipulação da consciência política. O sistema desvia o espírito das multitudes para a focalização teatral de acontecimentos irrisórios. Mais precisamente, através do desporto o sistema transforma um espectáculo neutro num acontecimento carregado de sentido.

O desporto moderno representa exactamente o mesmo que os jogos circenses da Roma decadente: “panem circensque”. “Rendimento mínimo garantido e futebol”. Mentir e fazer esquecer. O desporto moderno entra exactamente na mesma lógica, mas de maneira mais soft – já que temos medo do sangue e da “realidade” – que as empresas de gladiadores, esses escravos adulados e sobre-assalariados.

A “discriminação positiva” é racista e sexista

Guillaume Faye, in “L’Archéofuturisme

Na verdade, a affirmative action cria um discurso racialista, quase racista, porque necessita de uma definição das “raças a ajudar”. É necessário também ajudar os árabes e os coreanos? Uma “escala racial” de superioridade/inferioridade estabelece-se implicitamente, produzida pela ideologia anti-racista… Nos Estados Unidos, muitos representantes das minorias sentiram-se humilhados de entrar na categoria dos beneficiários das “discriminações positivas”. Recentemente, em França, uma escritora de origem africana assinou uma petição para exigir uma quota obrigatória de negros na televisão.
Em todos estes casos se assemelham as mulheres, os negros, etc. a anormais congénitos, a subdotados que, por comiseração, devem ser ajudados. Que humilhação! Deve humilhar-se o “macho branco” para que os demais possam ter uma parte da sobremesa, o que supõe que o “macho branco” é superior por definição? Consequência: deve desvalorizar-se autoritariamente o suposto super-homem para que os demais possam ocupar o seu lugar. É dizer que as mulheres e os negros são vítimas perpétuas que, congenitamente, necessitam de ser ajudados, débeis que devem ser protegidos continuamente da opressão.

No final, a ideologia anti-racista, igualitarista e feminista dá o aval à inferiorização racista ou sexista. Se eu fosse negro, estaria realmente furioso por ser tomado por um incapaz permanente, que deve ser assistido perpetuamente!

Por outro lado, quando se impõe autoritariamente uma quota de 50% de mulheres nos candidatos dos partidos políticos, a ideologia igualitária contradiz os princípios da igualdade e desvaloriza a santa “causa das mulheres”. Com efeito, se a maioria dos candidatos é masculina, não é porque as mulheres estejam afastadas voluntariamente, mas porque não há candidatas suficientes. Com uma lei paritária, vai impor-se à força um número importante de candidatas necessariamente medíocres, como quando Juppé, para parecer “moderno”, queria seis ministras no seu governo, despedidas muito pouco tempo depois por incompetência… A propósito, noutras profissões “civilmente capitais”, como a magistratura ou o ensino secundário, onde as mulheres constituem a grande maioria, porque não impor uma quota de 50% de homens? E na medicina e na cirurgia, onde os homens são particularmente maioritários, porque não impor uma quota de 50% de mulheres, por dois concursos separados? Mas neste caso há um problema: os igualitaristas, os grandes burgueses da esquerda bem-pensante, partidários da discriminação positiva, provavelmente não queriam ser operados por “cirurgiãs” de talento duvidoso.

Mais longe, porque não aplicar, além das quotas de sexos, umas quotas étnicas, para a composição desta sociedade multi-racial, tão querida pela esquerda igualitária? A Air France seria obrigada – mediante contratação separada em “colégios étnicos” – a contratar uma determinada percentagem de pilotos de origem africana, de origem magrebina, etc. Mas isto não veremos nunca. Os intelectuais igualitários não estão tão loucos…

Assim, a discriminação positiva, cujos fins são anti-racistas e anti-sexistas… conduz a sexualizar e racializar a sociedade. Por outro lado, pode notar-se que o igualitarismo, quando tenta aplicar os seus princípios até às suas consequências lógicas, perverte-os, torna-os absurdos e contraditórios. A igualdade de sortes não conduz à igualdade de resultados? Assim se vai impor, pela força, a igualdade de resultados, destruir a igualdade de sortes, fundamento essencial da ideologia igualitária … Unicamente porque esta última recusa dogmaticamente reconhecer a desigualdade das capacidades que regem os indivíduos entre si e os grupos entre si. A Natureza não tem as nossas ideias? Vamos acabar com a Natureza por decreto, como já fizemos várias vezes na História. Programa amplo e caminho simples até à catástrofe! Mas, apesar de tudo, é melhor assim. Como diz um provérbio índio: “quando o teu inimigo está a dançar num telhado, deixa-o fazê-lo e aplaude a proeza…”